2. Le groupe orthogonal
On suppose donné sur E un produit scalaire : c'est une application bilinéaire :
de E × E dans R, qui est en outre supposée
symétrique, c'est-à-dire que :
et
positive non dégénérée, c'est-à-dire que :
pour
x ≠ 0 dans E. La donnée d'une telle application définit dans E une notion d'
orthogonalité :
x,
y dans E sont dits
orthogonaux si l'on a (
x|
y) = 0 (relation
symétrique en
x et
y). On dit que deux sous-espaces vectoriels V, W de E sont
orthogonaux si tout vecteur de V est orthogonal à tout vecteur de W ; pour un sous-espace vectoriel V donné, l'ensemble des vecteurs orthogonaux à tous les vecteurs de V est le plus grand sous-espace vectoriel orthogonal à V ; on l'appelle l'
orthogonal de V et on le note V
⊥. On a les relations :
L'exemple classique de produit scalaire dans Rn est :
inversement, pour tout produit scalaire (
x|
y) sur E, il existe une base dite
orthonormale (
ej) de E telle que :
Un espace vectoriel E muni d'un produit scalaire est ce qu'on appelle un espace euclidien ; sur un même espace vectoriel E, il y a une infinité de p […]
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