3. Francis Poulenc
La musique de Francis Poulenc (1899-1963), tenu pour un poète frivole et charmant, bref un « petit maître », ne correspond guère cependant à cette image ; à preuve Litanies à la Vierge noire (1936), La Messe en sol (1937), Sécheresses (1937), le Stabat mater (1951), Sept Répons des ténèbres (1961), à côté de pages avec orchestre, telles que le Concerto pour deux pianos (1932) ou le Concerto pour orgue (1938). La vivacité, la tendresse, le lyrisme de Dialogues des carmélites (créé à la Scala de Milan en 1957) furent salués comme un événement. Dans le sillage d'un Chabrier, Poulenc a retrouvé l'esprit baroque de Couperin ou Rameau, capable de peindre, avec la retenue typique de la musique française, les sentiments les plus profonds de l'amour et de la prière dans un langage dépouillé et accessible de la plupart. « Ses harmonies étaient celles de tout le monde, mais il en usait comme personne. » (Bernard Gavoty).
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