À l'occasion des difficultés monétaires internationales des années 1960, il est devenu nécessaire d'organiser une collaboration étroite entre les autorités des principaux pays industrialisés du monde occidental, dans un cadre moins vaste et moins officiel que celui du F.M.I. ou de l'O.C.D.E. Ainsi, forts de l'expérience du pool de l'or créé au printemps de 1961, les représentants des banques centrales de dix pays réunis la même année à Vienne (république fédérale d'Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Italie, France, Japon, Suède, États-Unis, Canada, Royaume-Uni) prirent l'initiative d'accroître les ressources insuffisantes du F.M.I. en signant avec ce dernier des « accords généraux d'emprunt » ; ceux-ci mettaient à la disposition du Fonds, en cas de besoin, un montant supplémentaire de 6 milliards de dollars en leurs propres monnaies nationales (ce qui est différent d'une augmentation des quotas, où chaque pays aurait dû verser de l'or et des devises). Il s'agissait surtout de venir en aide au Royaume-Uni et aux États-Unis, dont les balances des paiements étaient déséquilibrées par des déplacements massifs de capitaux. Aussi les pays européens y virent-ils, en fait, un moyen de renfo […]
