Né le 15 septembre 1715 à Amiens, Jean-Baptiste Vaquette de Gribeauval entre comme volontaire dans l'armée française en 1732 et devient officier en 1735. À sa mort, le 9 mai 1789 à Paris, il avait le grade de général En 1757, sa connaissance de l'artillerie prussienne lui vaut d'être invité en Autriche par Marie-Thérèse et il sert dans l'armée autrichienne comme général d'artillerie pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763). Après son retour en France, il devient premier inspecteur de l'artillerie en 1776.
Gribeauval entreprend la rationalisation de l'artillerie dès 1765. Il réduit à trois (12, 8 et 4 livres) les nombreux calibres des pièces d'artillerie de campagne. Tout en réduisant la longueur et le poids des canons, il réussit à obtenir une plus grande portée avec moins de poudre grâce à l'utilisation de boulets calibrés parfaitement sphériques. Sous sa direction, l'artillerie française commence à remplacer la poudre en vrac, qui donne des quantités approximatives, par des cartouches préfabriquées plus maniables. On doit aussi à Gribeauval l'introduction de caissons à munitions équipés de roues aux mêmes dimensions que celles de l'attelage d'affût (lui-même amélioré) et interchangeables ; de la vis de pointage en hauteur et de la hausse ; et l'ajout d'essieux en fer résistants aux cahots. Autre innovation, il attelle les chevaux de trait par deux, ce qui permet d'augmenter leur capacité de traction et de réduire leur nombre. Toutes ces nouvelles méthodes contribuent fortement à augmenter la mobilité et l'efficacité de l'artillerie française de campagne.
Gribeauval divise l'artillerie française en quatre catégories distinctes sur la base de l'utilisation du canon : artilleries de campagne, de siège, de place ou côtière. Les améliorations qu'il apporte à l'artillerie contribueront aux grandes victoires militaires de Napoléon qui, lui-même formé dans l'artillerie, saura les utiliser en fin stratège.
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