En avril 2010, la Grenade signe avec Trinité-et-Tobago un traité de délimitation de leurs frontières maritimes, qui devrait s'accompagner de nouveaux projets d'exploration pétrolière offshore. Bien que les deux pays considèrent le traité « juste et équitable », le principal parti d'opposition de la Grenade, le Nouveau Parti national (New National Party), souligne que le Premier ministre Tillman Thomas n'aurait pas dû régler ce litige avant que ne soient découverts d'éventuels gisements d'hydrocarbures.
Le même mois, le F.M.I. octroie à la Grenade une nouvelle facilité élargie de crédit de 13,3 millions de dollars sur trois ans afin d'atténuer les retombées de la crise économique mondiale. Conformément aux recommandations de cette organisation internationale, la Grenade instaure une T.V.A. et commence à assurer le service de la dette. Le F.M.I. prévoit un taux de croissance du P.I.B. d'au moins 0,8 p. 100 pour 2010, alors qu'il était en recul de 7,7 p. 100 l'année précédente.
Dans le contexte de la reprise économique, la Grenade lance, en juin, un appel destiné à obtenir davantage d'aides au développement et à encourager les investissements, notamment auprès de l'Union européenne, y compris la Banque européenne d'investissement. Un porte-parole du gouvernement déclare en effet que la crise économique mondiale a eu un impact démesuré sur les petits pays.
En juin également, la Grenade signe un traité d'union économique avec d'autres membres de l'Organisation des États des Caraïbes orientales. Le mois suivant, elle réaffirme son engagement au nom de la « survie et du développement des Caraïbes ».
David RENWICK
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