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GRÉGARINES

1.  Étude d'un type : Stylocephalus longicollis

C'est dans le tube digestif du Blaps (gros Coléoptère noir de la famille des Ténébrionides) que l'on trouve ce parasite. L'insecte se contamine en avalant une spore qui, sous l'action des sucs digestifs, libère huit cellules, les sporozoïtes, qui vont s'enfoncer dans l'épithélium intestinal. À l'intérieur d'une cellule parasitée on peut voir le sporozoïte grandir et se diviser en trois parties : la partie antérieure ou épimérite qui constitue un appareil de fixation enfoncé dans la cellule hôte, tandis que les deux suivantes (protomérite et deutomérite), qui contiennent le noyau, pendent dans la cavité abdominale de l'insecte. Un tel stade fixé est appelé céphalin. Il est caractérisé par une cuticule épaisse, où le microscope électronique a montré l'existence de plis, très nombreux et relativement profonds. Puis le parasite se brise au niveau de l'épimérite. Une fois libre, la Grégarine va devenir un gamonte en formant une cellule (qu'on nomme « sporadin ») qui s'unit à son tour à une cellule semblable. Cette union des gamontes ne correspond pas à une fécondation : on l'appelle syzygie. Le mode d'association des gamontes varie selon les espèces : la syzygie est dite frontale dans le cas de Stylocephalus (union par les protomérites), mais elle peut être latérale (accolement par les flancs, comme chez Pleurocystis, parasite des Oligochètes) ; elle est le plus souvent caudo-frontale, c'est-à-dire que les sporadins se placent l'un derrière l'autre (cas des Gregarinidae, ex. Gregarina polymorpha du ver de farine) ; exceptionnellement enfin, la syzygie peut être caudale (ex. Seleniidae).

Les deux gamontes prennent une forme sphérique en se contractant et rejettent un mucus qui, en durcissant, les entoure d'une enveloppe commune ; ainsi se forme un kyste qu'on nomme gamétokyste, car toute la gamétogenèse s'y déroule. En effet, dans chacun des gamontes les noyaux se divisent. Les très nombreux noyaux fils se portent à la périphérie du cytoplasme qui se découpe en entourant chaque noyau de façon à constituer autant de gamètes. Les gamètes femelles, de forme ovoïde, sont dépo […]

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Pour citer cet article

Robert GAUMONT, « GRÉGARINES  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/gregarines/

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