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GREFFES

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3.   Le mécanisme du rejet

  Les antigènes impliqués : histocompatibilité

Tout phénomène immunologique implique une stimulation antigénique. On parlera d'histocompatibilité lorsque les constituants antigéniques du donneur et du receveur seront tels que ce dernier ne pourra pas se sensibiliser contre le greffon, et d'histo-incompatibilité lorsque la sensibilisation se produit. Les antigènes responsables de ce phénomène sont cellulaires ; ce sont des glycoprotéines localisées sur les membranes des cellules. Il est possible d'immuniser un sujet contre une future greffe en lui injectant des cellules entières, un broyat de tissu ou des extraits cellulaires purifiés.

Les antigènes de greffe sont spécifiques d'individus et non d'organes. Cette spécificité, liée à la constitution génétique du sujet, est soumise aux lois de l'hérédité. La sensibilisation est d'autant plus forte et le temps de survie du greffon d'autant plus court que donneur et receveur ont des génotypes éloignés. Seule l'identité génétique stricte permet la tolérance constante de la greffe. De plus, cette spécificité d'individu ne dépend probablement pas seulement de la nature de ces antigènes nombreux et très répandus, mais d'une répartition, d'un groupement propre à chaque individu (ou à tous les sujets d'une lignée génétiquement homogène). 

Les expériences de croisement de souris de lignée pure mais différentes l'une de l'autre montrent qu'il existe plusieurs gènes d'histocompatibilité contrôlant chacun la formation d'un déterminant antigénique. Un gène (ou même un locus génique) présent chez le greffon, mais absent chez le receveur, a pu ainsi induire chez ce greffon la synthèse d'un antigène spécifique ; ce dernier suscite une réponse immunitaire, qui se manifeste par la sensibilisation du sujet, puis le rejet de la greffe.

Les lois de Snell établies chez des souris de race pure confirment le succès des greffes syngéniques et le rejet des allogreffes (fig. 2). Elles établissent aussi que les greffes provenant d'un parent A ou B sont acceptées par un hybride F1 (A x B), mais que ces mêmes greffes […]

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HAMBURGER JEAN (1909-1992)

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HÉMATOLOGIE

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HUNTINGTON MALADIE DE

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IMMUNITÉ, biologie

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IMMUNOLOGIE

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MEDAWAR PETER BRIAN (1915-1987)

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MÉDECINE - Morale médicale et bioéthique

Écrit par :  Jean BERNARD

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MUCOVISCIDOSE ou FIBROSE KYSTIQUE DU PANCRÉAS

Écrit par :  Gabriel BELLONRobert GILLYGeorges SIMON

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MURRAY JOSEPH EDWARD (1919- )

Écrit par :  Universalis

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NERVEUX (SYSTÈME) - Neurobiologie

Écrit par :  Jean-Marc GOAILLARDMichel HAMONAndré NIEOULLONHenri SCHMITT

Dans le chapitre "Méthodes et objectifs"  : …  avec un succès apparent au niveau de la structure centrale dénervée au cours de la maladie de Parkinson, le striatum, par un *implant de cellules catécholaminergiques périphériques prélevées au niveau de la glande médullo-surrénale du même malade ou même au niveau du mésencéphale d'un fœtus humain, réalisant ainsi une hétérogreffe de tissu nerveux… Lire la suite
ONCOGENÈSE ou CANCÉROGENÈSE ou CARCINOGENÈSE

Écrit par :  Roger MONIER

Dans le chapitre "La découverte des proto-oncogènes. Leur conversion en gènes oncogènes viraux"  : …  gélifié par l'addition d'une petite quantité d'agar et de former des colonies sphériques. Enfin,* les cellules transformées en culture peuvent acquérir l'aptitude à former une tumeur, lorsqu'on les greffe à l'animal. Il faut bien entendu, dans ce cas, tenir compte du phénomène de rejet de greffe, et choisir un animal receveur histocompatible… Lire la suite
RÉTINE RÉPARATION DE LA

Écrit par :  José-Alain SAHEL

… *Parallèlement au développement de greffes de neurones, dans le cadre de la maladie de Parkinson ou d'autres maladies neurodégénératives, les greffes de cellules rétiniennes ont fait l'objet de multiples recherches expérimentales depuis le milieu des années 1980. L'œil, et en particulier l'espace situé sous la rétine, bénéficie d'un « privilège… Lire la suite
SANG - Identité et hérédité

Écrit par :  Jacques RUFFIÉJean-Pierre SOULIER

Dans le chapitre "Applications médicales"  : …  faut qu'il y ait compatibilité entre les facteurs réputés comme étant les plus antigéniques. – La *greffe de moelle osseuse est un cas particulier. Elle consiste à greffer à un receveur, dont le tissu médullaire a été préalablement détruit, la moelle d'un donneur. Le tissu ainsi injecté « prend » généralement sans difficulté ;… Lire la suite
SHUMWAY NORMAN E. (1923-2006)

Écrit par :  Christian CABROL

…  de Kay-Cross, il obtient bientôt des résultats remarquables avec une très faible mortalité. *Parallèlement à son travail clinique, Norman Shumway entreprend des recherches et des innovations techniques, d'abord pour le remplacement valvulaire, où il est l'un des premiers à utiliser les homogreffes aortiques conservées dans des solutions… Lire la suite
THÉRAPEUTIQUE - Thérapies substitutives et régénératives

Écrit par :  Didier HOUSSIN

…  en évidence que certains organes ou tissus sont précisément le support corporel de ces maladies. *Le concept de greffe thérapeutique naîtra de l'idée que les éléments vitaux ne peuvent être supprimés et doivent être remplacés. Il prolonge, chez l'homme, des millénaires de pratique de la greffe au sein du monde végétal. Organes et tissus sont… Lire la suite
THÉRAPEUTIQUE - Immunorégulation

Écrit par :  Didier FRADELIZI

Dans le chapitre "Immunosuppresseurs peptidiques cycliques d'origine bactérienne ou fongique"  : …  un peu par hasard, in vitro. Grâce à la ciclosporine A, le champ d'indication thérapeutique des *greffes s'est considérablement étendu. Pour toute une série de greffes d'organe dont les résultats globaux étaient médiocres avant la ciclosporine A (cœur, poumon, foie), le pronostic a changé, et les résultats sont devenus raisonnablement fiables.… Lire la suite
THOMAS DONNALL (1920- )

Écrit par :  Universalis

… *Médecin américain, Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1990 (conjointement à Joseph Murray), pour ses travaux sur la transplantation de moelle osseuse dans le traitement des patients atteints de leucémie ou d'autres cancers ou maladies du sang. Edward Donnall Thomas est né le 15 mars 1920 à Mart (Texas). Il étudie à l'université du Texas, puis… Lire la suite
TRANSPLANTATION D'ORGANES

Écrit par :  Henri BISMUTHJean-François DELFRAISSYJean DORMONTJean HAMBURGERDidier SAMUEL

Dans le chapitre " Le vocabulaire"  : …  Dans leur sens strict, la transplantation *et la greffe diffèrent : la greffe s'applique aux tissus tels que la peau, la cornée ; greffer un fragment de peau d'un individu à un autre individu exige seulement qu'on transfère le greffon sur une surface de dimension égale, où l'on aura au préalable enlevé la peau du receveur ; nulle suture de… Lire la suite
XÉNOGREFFES

Écrit par :  Louis-Marie HOUDEBINE

… *L'idée d'utiliser des organes animaux pour « réparer » l'organisme humain n'est pas nouvelle. Les premières véritables tentatives ont eu lieu au début du xxe siècle. En 1905, Mathieu Jaboulay a pour la première fois greffé un rein de chèvre. L'opération chirurgicale a été réussie mais l'organe implanté a été rapidement rejeté.… Lire la suite

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Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Autogreffe, xénogreffe, allogreffe et isogreffe Peter Medawar Autogreffe, xénogreffe, allogreffe et isogreffe Greffon : acceptation et rejet

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