8. La peinture funéraire
Les découvertes faites à la fin des années 1960 en Italie, en Asie Mineure, en Macédoine ont apporté des données de première importance pour la reconstitution de la « grande » peinture grecque, ravivant des débats anciens, faisant naître d'autres problèmes. Il s'agit de fresques, conservées parce qu'elles ornaient des tombeaux, datant de deux moments cruciaux dans l'histoire de la peinture ancienne : l'archaïsme d'une part, l'époque classique et la première phase de l'art hellénistique de l'autre. On peut y voir le passage d'un type de peinture qui ne rompt pas vraiment avec celui de l'Égypte ou de la Crète (rappelons, pour l'art minoen, le témoignage exceptionnel de Théra (Santorin), la « Pompéi » des Cyclades) au mode de représentation « réaliste », qui devait donner à l'art occidental sa première forme et ses premiers théoriciens.
• La période archaïque
Les documents nouveaux, en ce qui concerne la période archaïque, proviennent des deux extrémités du monde grec, l'Italie méridionale, avec la tombe du Plongeur de Paestum, et l'Asie Mineure, avec les tombes lyciennes de Kizilbel et Karaburun. Dans les deux cas, les peintures sont réalisées à l'aide d'aplats de couleurs se détachant sur un fond blanc, l'enduit à base de chaux assurant la prise des couleurs. Les figures sont délimitées par un contour noir, un dessin préparatoire est assuré par un trait rouge (Kizilbel) ou incisé dans l'enduit (Paestum).
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