La Grèce connaît en 2010 une profonde crise financière et économique ; les mesures prises pour y remédier sont elles aussi exceptionnelles. Le 3 février, le Premier ministre Georges Papandréou annonce le gel des salaires dans la fonction publique ainsi que des hausses fiscales, afin de réduire le déficit budgétaire et la dette publique, considérables. Le même jour, la Commission européenne propose de placer les finances grecques sous étroite surveillance. En mars, le gouvernement effectue de nouvelles coupes dans les dépenses et introduit des augmentations d'impôts supplémentaires, puis lance, à la fin du mois, un emprunt obligataire de 5 milliards d'euros. Au début du mois d'avril, les autres pays de la zone euro proposent à la Grèce un prêt de 30 milliards d'euros ; mais, après que plusieurs agences de notation ont jugé que les obligations grecques étaient devenues des titres à haut risque, le montant du plan de sauvetage doit être porté à 110 milliards d'euros sur trois ans, afin d'éviter une défaillance de la dette grecque, dès lors garantie par les membres de la zone euro et le F.M.I. Le 6 mai, le Parlement grec approuve les mesures d'austérité que requiert le plan d'aide, à savoir notamment de nouvelles hausses d'impôts ainsi que des coupes dans les primes du secteur public et dans les retraites.
Ces mesures, mal accueillies, provoquent dans l'année plusieurs grèves générales et autres interruptions de travail qui paralysent pratiquement le pays ; le 5 mai, une manifestation dégénère, trois personnes meurent dans l'incendie d'une banque. Le gouvernement fait néanmoins adopter des projets de loi complémentaires. Une réforme du système de retraite et des régimes de travail relève ainsi l'âge légal de la retraite et limite les départs anticipés. Une autre réforme vise spécifiquement les retraites de la fonction publique. Le gouvernement procède enfin à une seconde augmentation de la T.V.A. En octobre, il annonce des mesures d'austérité et de nouvelles hausses d'impôts pour 2011 […]
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