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Écrit par : Robert SCTRICK
… *Une phrase est réputée agrammaticale lorsqu'elle est incompatible avec les schèmes qui régissent la structure et le fonctionnement de la langue où elle est émise. En raison des différents niveaux où l'on peut se placer pour apprécier la manière dont un code est violé par une production de parole, il faut soigneusement distinguer des concepts qui… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Jacques NATTIEZ
Dans le chapitre "Les modèles linguistiques dans l'analyse musicale" : … similaire. Mais, parmi les modèles linguistiques importés dans l'analyse musicale, c'est la *grammaire générative de Chomsky qui a le plus retenu l'attention, sans doute parce que, dès la fin des années soixante, elle est devenue le paradigme dominant de la linguistique moderne. Mais, pour explicite que soit sa démarche, son influence… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves POLLOCK
… du monde entier. Par-delà les descriptions précises ainsi accumulées depuis cinquante ans, la* grammaire générative fournit une caractérisation motivée et riche de ce qui, pour Chomsky, constitue l'objet ultime de la linguistique, à savoir la faculté de langage des hommes, une propriété biologique propre à notre espèce. Le programme de… Lire la suiteÉcrit par : Louis-Jean CALVET
… *Dans la terminologie de la grammaire générative, le comportement linguistique d'un locuteur est défini par un couple de concepts : compétence, ou savoir linguistique du locuteur, et performance, ou réalisation concrète de ce savoir linguistique dans des actes de communication, qu'il s'agisse d'émission (le sujet fait des phrases) ou de réception (… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *La linguistique moderne n'a pas modifié fondamentalement le savoir grammatical traditionnel concernant les propositions complétives, autrement dit les subordonnées introduites par « que » et régies par un verbe sémantiquement caractérisé dans l'un des domaines suivants : déclaration, volition, opinion ou, plus généralement, opération de l'esprit ou… Lire la suiteÉcrit par : Louis-Jean CALVET
… *Au sens général, la concaténation désigne la mise en chaîne, la succession, en particulier la succession des arguments, des causes et des effets, des termes d'un syllogisme, etc. Le sens linguistique en est assez proche : il s'agit de l'agencement des unités de la langue dans l'ordre linéaire propre au langage. On parlera ainsi de la concaténation… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *Lorsqu'on souhaite segmenter un énoncé en unités plus petites et ainsi de suite jusqu'à des éléments indécomposables, les morphèmes, on est conduit à user de procédures purement formelles qui permettent de décomposer l'ensemble et chaque sous-ensemble obtenu en sous-ensembles de rang immédiatement inférieur : on établit ainsi une hiérarchie de… Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
Dans le chapitre "Les grammaires syntagmatiques" : … caractériser les propriétés des grammaires formelles utilisées pour décrire la syntaxe des langues.* Dans le cadre de la grammaire générative de Noam Chomsky, on appelle « grammaires syntagmatiques » des grammaires de constituants destinées à décrire la base de la composante syntaxique, par opposition aux « grammaires transformationnelles », qui… Lire la suiteÉcrit par : Nicole QUENTIN-MAURER
… *1. Formation de nouvelles unités du lexique à partir des morphèmes de base et obtenues par addition, suppression ou remplacement d'un affixe au radical du mot. La dérivation est dite impropre lorsque les mots reçoivent une valeur dérivée nouvelle sans modifier leur forme, mais en changeant de catégorie grammaticale (exemples : le boire et le… Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
Dans le chapitre "Le débat avec la linguistique générative" : … Selon ce dernier, un corpus – nécessairement fini – ne permet pas de rendre compte du mécanisme* « génératif » qui sous-tend l'infinité des phrases possibles d'une langue. Un tel mécanisme n'étant pas un objet empiriquement observable, la méthode doit, selon Noam Chomsky, être de nature hypothético-déductive et se fonder sur l'… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Pierre COMETTI
Dans le chapitre "Le langage de la pensée" : … scientifique, et dont on mesure peut-être mieux aujourd'hui les limites et les conséquences, *concernent l'idée d'une « linguistique cartésienne » centrée sur le concept de « grammaire générative ». Le programme de Chomsky, particulièrement audacieux, consistait à distinguer, pour toutes les langues, des grammaires profondes et des grammaires… Lire la suiteÉcrit par : Michel BRAUDEAU
… *Terme utilisé par les linguistes de l'école chomskienne. On distingue en grammaire générative les formants des morphèmes : les morphèmes sont les éléments qui composent les suites syntagmatiques terminales engendrées par la base de la grammaire (soit l'ensemble des règles syntagmatiques et le lexique) avant l'application des transformations. Les… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude MILNER
Dans le chapitre "Grammaire et linguistique" : … imprécises, que les concepts, plus rigoureux, de la linguistique structurale. L'intervention de la *grammaire générative a profondément modifié cet état de choses. Celle-ci peut, en effet, s'interpréter dans son ensemble comme une réévaluation de l'activité grammaticale autonome : a) d'un point de vue empirique, elle soutient que les… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Claude CHEVALIER, Jean STÉFANINI, Universalis
Dans le chapitre "La syntaxe" : … La théorie* générativiste a atteint une limite dans le programme minimaliste de Chomsky comme le montre J. Y. Pollock dans Langage et cognition (1997) qui a donné lieu à de nombreuses expansions (voir Recherches ling., PUV). L'équipe internationale de la Grammaire transformationnelle de Maurice Gross, dans la ligne des travaux de Z… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *Une bonne grammaire doit être capable de « projeter le corpus fini et toujours plus ou moins aléatoire des énoncés observés sur l'ensemble, qu'on présuppose infini, des phrases grammaticales », écrit N. Chomsky (Structures syntaxiques). Ce passage de l'induction à la projection ne peut se faire qu'au moyen d'un appareil… Lire la suiteÉcrit par : Jacques HEBENSTREIT
Dans le chapitre "Automates et langages formels" : … d'une phrase qu'il n'a jamais entendue au préalable –, que Noam Chomsky aboutit à la théorie des *grammaires génératives et des automates de reconnaissance. Selon Chomsky, un langage formel L est formé par un quadruplet : où {VÉcrit par : Nicolas RUWET
Dans le chapitre "Les suggestions de Jakobson : grammaire générative, sémiotique et poétique" : … son intérêt pour l'histoire de la linguistique ont puissamment contribué au développement de la *grammaire générative, dont les fondateurs, Noam Chomsky et Morris Halle, ont été ses élèves et sont restés ses amis. D'autre part, notamment en redécouvrant le grand précurseur Charles Sanders Peirce, il a mis à l'ordre du jour la question de la… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR, Jan SEBESTIK
Dans le chapitre "La linguistique transformationnelle" : … par-delà la grammaire superficielle la structure profonde ; leur formalisation fait l'objet d'une* grammaire qu'on peut appeler générative ; elle permet d'engendrer par un nombre fini d'opérations tout le système des règles susceptibles d'assigner au nombre infini des phrases dites ou inédites une description structurale déterminée. La… Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
Dans le chapitre "Les grammaires formelles" : … C'est en prenant le contre-pied de la démarche structuraliste que s'est constitué, vers la fin des années 1950, le courant le plus connu des grammaires formelles, la *grammaire générative transformationnelle de l'américain Noam Chomsky… Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
Dans le chapitre "La syntaxe" : … en termes d'emboîtements successifs de groupes de morphèmes, appelés syntagmes. Analyse que la *grammaire générative reprend pour la formaliser en termes de règles de réécriture dans le cadre d'une grammaire syntagmatique ; le symbole de phrase (P) se réécrit (→) comme la donnée d'un syntagme nominal (SN) et (+) d'un syntagme verbal (SV), soit… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *Terme de logique dont la linguistique fait deux emplois relativement distincts : pour A. Martinet, le mot désigne les déterminants grammaticaux du nom et renvoie à la classe des « actualisateurs » défini, indéfini, singulier, pluriel. Cette acception repose sur la distinction saussurienne entre langue et parole : pour devenir des éléments du… Lire la suiteÉcrit par : Raymond BOUDON, Hubert DAMISCH, Jean GOGUEL, Sylvanie GUINAND, Bernard JAULIN, Noël MOULOUD, Jean-François RICHARD, Bernard VICTORRI
Dans le chapitre "Les modèles internes" : … de recherche que s'est fixé Noam Chomsky dès ses premiers travaux consiste à construire « une *grammaire générative », c'est-à-dire un modèle de la syntaxe d'une langue qui soit capable d'engendrer tous les énoncés bien formés de cette langue, et rien qu'eux. La popularité de ce programme, qui a complètement transformé le paysage de la… Lire la suiteÉcrit par : Louis-Jean CALVET
… *Le terme morphème a au moins trois sens différents en linguistique. On l'a d'abord employé pour désigner l'unité repérable dans un complexe morphologique où se découpaient un élément porteur de sens (appelé lexème ; parfois, mais plus rarement, sémantème) et un autre, grammatical, signalant l'appartenance à l'une des parties du discours (nom,… Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
… *Dès l'Antiquité, la paraphrase figure dans les manuels pédagogiques pour la formation des futurs orateurs, au titre des progymnasmata (« exercices préparatoires » à la rhétorique) : ainsi chez Quintilien, Hermogène ou Aphtonios ; c'est un exercice pratique de lecture et de reformulation développée à partir d'un texte d'auteur ou d… Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
Dans le chapitre "Vers une phonologie générative" : … le cadre du structuralisme, la phonologie a ensuite connu un renouvellement théorique au sein de la* grammaire générative : en 1968 paraît l'ouvrage de Noam Chomsky et Morris Halle intitulé La Phonologie générative. Celle-ci se démarque de la phonologie structuraliste sur plusieurs points. D'une part, pour permettre de rendre compte de la… Lire la suiteÉcrit par : Jean Léonce DONEUX, Véronique REY, Robert VION
Dans le chapitre "Les procédures de découverte des phonèmes" : … de ce que les Européens ont à traiter lorsque l'analyse fonctionnelle ne peut plus être conduite. *Leur analyse est donc principalement distributionnelle et syntagmatique et non d'abord oppositionnelle et paradigmatique comme chez les Européens. Elle concerne l'analyse de la distribution de sons physiquement apparentés. Ainsi, en anglais, les sons… Lire la suiteÉcrit par : Michel BRAUDEAU
… * De 1644 à 1660, Claude Lancelot, professeur aux Petites Écoles de Port-Royal des Champs rédige une série de grammaires (latine, grecque, italienne, espagnole) qui instaurent une importante réforme dans l'enseignement des langues et entraîneront un grand bouleversement épistémologique. Jusqu'alors les manuels d'enseignement des langues énonçaient… Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
Dans le chapitre "Sujet logique, sujet grammatical" : … syntaxiques, au contraire, sont restées à certains égards très proches de la tradition logique. *Ainsi la grammaire générative de Noam Chomsky, qui décompose toute proposition en deux grands groupes : le groupe nominal (sujet) et le groupe verbal. Dans sa théorie, le terme prédicat désigne à la fois la fonction générale de ce groupe verbal et,… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *On appelle « préposition » une des parties du discours, invariable et toujours liée à un syntagme qu'elle régit et précède immédiatement (c'est le cas le plus général et le terme même de pré-position l'atteste), qu'elle peut suivre (certains lui réservent alors la dénomination de postposition : en allemand, meiner Meinung nach, « d'après… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *Est dit récursif, dans la linguistique générative, tout élément qui présente la propriété de se reproduire dans l'algorithme d'une structure de phrase à la fois comme constituant et comme constitué, c'est-à-dire à droite et à gauche de la flèche de réécriture. C'est un langage artificiel qui servira ici d'exemple concret : si l'on veut engendrer… Lire la suiteÉcrit par : Zlatka GUENTCHÉVA
… *Connu comme le créateur du modèle génératif applicationnel, S. K. Šaumjan (ou Chaoumian) a été membre du conseil scientifique de l'Académie des sciences de l'U.R.S.S. et chef de la section des méthodes structurales dans l'étude des langues à l'Institut de la langue russe à Moscou. À partir de 1975, il travaille aux États-Unis (Yale University). La… Lire la suiteÉcrit par : Catherine KERBRAT-ORECCHIONI
Dans le chapitre "La sémantique de la phrase" : … Enfin, s'il est un modèle qui se veut « global » (ou « intégré »), c'est bien évidemment la *grammaire générative. En 1963, Katz et Fodor se chargent d'expliciter les mécanismes de la composante sémantique du modèle défini par Chomsky à l'aide de « restrictions sélectives » dont sont marqués les items lexicaux et de « règles de… Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
Dans le chapitre "Vers une description des univers sémantiques" : … aux morphèmes de la langue se retrouve chez de nombreux linguistes. Ainsi, dans la perspective de la* grammaire générative, cette idée a-t-elle été avancée par Chomsky dès 1965 (Aspects de la théorie syntaxique), sur la base d'arguments syntaxiques : le comportement syntaxique de certains morphèmes nécessiterait qu'on leur associe certains… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *Aussi bien la Grammaire de Port-Royal que, plus tard, celle de Du Marsais ont reconnu la nécessité d'une description psychologique portant sur le passage des opérations prédicatives, porteuses d'un contenu sémantique, aux « constructions » réalisées dans l'énoncé terminal. Si ces dernières ne concernent que les phénomènes physiques de la… Lire la suiteÉcrit par : Gabriel BERGOUNIOUX
… de l’après-guerre : le béhaviorisme en psychologie et les théories mathématiques de l’information. *Il commence ses investigations par une étude sur les langages formels et publie en 1957 le premier d’une longue série d’ouvrages à visée programmatique qui vont faire de lui le linguiste le plus célèbre de son temps : il s’agit de Structures… Lire la suiteÉcrit par : Georges MOLINIÉ
Dans le chapitre "Stylistique et linguistique" : … abstraite, des modèles essentiels de récits, avec leur cortège d'actants et leurs algorithmes de *transformations. On a scruté les modèles fondamentaux de la structure de la signification, comme avec l'organisation possible, variablement rentable, dite du carré sémiotique (pour un ensemble notionnel donné, on construit quatre pôles d'… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *Le concept de syntagme, dans les théories structurales de la linguistique, s'oppose à paradigme et renvoie à la succession chronologique des unités mises en œuvre dans l'énoncé réalisé : au sens étroit, « renverrons » est un syntagme, car il consiste en une suite de quatre morphèmes, à savoir le préfixe (qui commute à cette place avec zéro), le… Lire la suiteÉcrit par : Michel BRAUDEAU
… *Traditionnellement, les grammairiens occidentaux envisagent l'étude de toute langue sous trois grands aspects : sémantique (ou lexical), morphologique (formation des mots et variations de leur forme), syntaxique (rapport entre les mots). Dans ce cadre, la syntaxe est essentiellement conçue comme l'étude de la combinaison des mots dans la phrase, la… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *En linguistique, la conception taxinomique de la grammaire caractérise la plupart des théories structurales qui veulent aboutir, selon l'expression de Z. Harris, à une « grammaire de listes » ayant pour souci d'inventorier les classes d'items et celles, plus complexes, des séquences d'items ; il est bien clair qu'à l'image des sciences exactes qui… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *S'il se fait un large accord parmi les linguistes pour dissocier le plan sémantique et le plan formel, concernant l'analyse en constituants de la phrase, il reste néanmoins des cas où le recours au sens paraît difficile à éviter : ainsi, à côté du couple de termes sujet/prédicat qui s'applique aux fonctions traditionnellement admises pour décrire… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves POLLOCK
… *Dans le cadre de la théorie standard étendue de la grammaire transformationnelle, la théorie des traces constitue une redéfinition des transformations de mouvement. Cette redéfinition permet également de faire apparaître des généralisations intéressantes à la fois en sémantique et en phonologie. Considérons la phrase suivante : (1) Jean semble les… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Yves POLLOCK
… *Dans le cadre général de la grammaire générative, on peut caractériser de façon informelle la théorie standard étendue comme un effort visant à rendre aussi spécifiques et restrictifs que possible les outils descriptifs mis à la disposition du linguiste dans sa tâche d'analyse des différentes langues naturelles. Ainsi, par rapport à la théorie… Lire la suiteÉcrit par : Catherine FUCHS
Dans le chapitre " Noam Chomsky et la grammaire universelle" : … des différences d'expression entre les langues. C'est dans ce contexte épistémologique qu'est née* la grammaire générative de Chomsky, même si, par la suite, elle s'en est progressivement éloignée pour constituer une théorie linguistique autonome. Pour Chomsky, la rapidité et l'uniformité du processus d'acquisition du langage par l'enfant, ainsi… Lire la suiteÉcrit par : Robert SCTRICK
… *La linguistique, qui appelle plutôt « lexique » ce que le sens commun entend généralement derrière le terme de vocabulaire, laisse à des disciplines spécialisées le soin d'analyser, statistiquement ou par des procédures descriptives, les différents problèmes qui se posent au moment de décrire les « lexèmes » d'une langue (le français), d'un… Lire la suite
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