Ancienne Hyrcanie (littéralement : pays des loups) actuellement rattachée à la province iranienne du Mazandéran (ou Māzandarān), le Gorgān (Djurdjān chez les géographes arabes), région autrefois prospère, a terriblement souffert des invasions turkmènes qui pouvaient nomadiser dans les steppes toutes proches des pays de l'Atrāk. Le toponyme Gorgān fut donné sous Rezā Shāh au chef-lieu (l'ancienne Astarābād) et à la région. Autrefois, il désignait l'antique capitale située plus à l'est, l'actuelle Gonbad-e Qābūs (du nom d'un prince ziyaride), où l'on peut encore voir l'impressionnante tour funéraire (63 m) achevée en 1006. Les invasions turco-mongoles ont fait de cette métropole une modeste bourgade. La pacification du Turkménistan russe a provoqué une renaissance de la vie sédentaire : l'habitat s'est transformé avec la disparition progressive de la yourte ; certains chefs turkmènes patronnent maintenant la grande culture mécanisée du blé, et l'irrigation des zones steppiques a été développée.
L'occupation très ancienne de la région est attestée par les nombreux tépé (colline en turc), sortes de buttes témoins (phase de civilisation préaryenne attestée dès le Néoli […]
