Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

GLYPTIQUE

Page précédente Page suivante
Scarabée provenant de la tombe de Toutankhamon, Égypte

Que les gemmes aient été muettes, inscrites ou gravées, dès leur origine, depuis les temps préhistoriques, elles précisèrent trois caractères distinctifs : ceux d'ornement, de talisman et de cachet.

Avant même qu'ait été connu le moyen de graver les pierres, elles étaient à elles seules des phylactères. Quand les graveurs les revêtirent d'images divines, ou même d'inscriptions qui étaient des prières, elles devinrent des talismans investis de pouvoir de protection. Étant à la fois protecteur et défenseur de celui qui le portait, le talisman s'identifiait à sa personnalité ; témoin de ses pensées, de ses engagements, de ses actes, il prit tout naturellement valeur de sceau, de cachet. Ainsi la pierre gravée devint-elle d'un usage courant pour sceller les actes et les contrats.

L'art de graver les pierres fines, en relief ou en creux, s'appelle la glyptique. Les Grecs, pourtant, donnaient du mot « glyptique » une définition moins restrictive : pour eux le terme de γλυϕή désignait non seulement la gravure sur pierres fines, mais encore l'art de ciseler le métal et le bois. Par contre, ils faisaient une distinction précise, quelle qu'ait été la matière utilisée par l'artiste, entre la gravure en relief appelée ἀναγλυϕή (anaglyptique), et celle en creux, appelée διαγλυϕή (diaglyptique). De la même manière, les Grecs faisaient une différence entre le graveur de gemmes, le λιθογλύϕος, et le lapidaire, le λιθουργός qui taillait et polissait les gemmes, et le joaillier chargé de les monter et de les enchâsser. Il faut cependant noter que dans l'Antiquité, comme à la Renaissance, un même artiste pouvait être, dans certains cas, lapidaire, lithoglyphe et joaillier.

Pour l'étude des matières et des techniques de taille, ainsi que pour les illustrations, on se reportera à l'articlegemmes.

1.  Les pierres gravées dans l'Antiquité

  L'Égypte

Les Égyptiens ont gravé d'innombrables pierres fines, en ronde bosse, et en creux, depuis la plus haute époque. Cette glyptique était l'expression  […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 8 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« GLYPTIQUE » est également traité dans :

ART (L'art et son objet) - Le faux en art

Écrit par :  Germain BAZIN

Dans le chapitre "Faux antiques"  : …  n'ont que mépris pour ces « idoles », mais ils gardent beaucoup de goût pour les œuvres de la *glyptique antique dont ils ornent ce que les églises ont de plus précieux, à savoir les châsses dans lesquelles sont conservées les reliques. Au xvie siècle, quand on se met à nouveau à collectionner les antiques, les amateurs… Lire la suite
BYZANCE - Les arts

Écrit par :  Catherine JOLIVET-LÉVYJean-Pierre SODINI

Dans le chapitre "La glyptique : stéatites et pierres dures"  : …  Pierre* tendre sans pores, dont la couleur varie du vert amande au gris clair, la stéatite a été très utilisée à Byzance, à partir de l'époque macédonienne, pour la fabrication de pendentifs, d'amulettes et surtout de nombreuses petites icônes. Moins onéreuses que les pièces en ivoire, auxquelles elles se substituent quand celles-ci se raréfient, au… Lire la suite
CAMÉES

Écrit par :  Josèphe JACQUIOT

Dans la *glyptique, qui est l'art de graver les pierres fines, il faut distinguer deux techniques : l'une qui consiste à graver les pierres en creux, l'autre qui consiste à les graver en relief. La première de ces techniques produit les intailles ou pierres gravées ; la seconde, les camées. Le… Lire la suite
CRÈTE ANTIQUE

Écrit par :  Jean-Claude POURSAT

Dans le chapitre "Les premiers palais crétois (env. 2000-1700)"  : …  poulpes) que l'on retrouvera tout au long de l'histoire de la céramique minoenne et mycénienne. La *glyptique, qui connaît un développement considérable à cette époque, marqué par l'apparition de formes nouvelles (prismes, cachets à tige), reprend les mêmes motifs. L'orfèvrerie, que seuls quelques documents permettent de connaître (pendentif aux… Lire la suite
GEMMES

Écrit par :  Jean-Paul POIROTHenri-Jean SCHUBNEL

Dans le chapitre "Historique"  : …  rites magiques dont l'un des développements les plus remarquables a donné naissance à l'art de la *glyptique. L'homme des premières communautés néolithiques attribua ainsi certains pouvoirs surnaturels à des pierres inaltérables et dures, se distinguant de leur environnement naturel par leur vive couleur qui, souvent, symbolisait un archétype de l… Lire la suite
GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - Fonctions de l'image

Écrit par :  François LISSARRAGUE

Dans le chapitre "Images et cités"  : …  liés aux pratiques religieuses que ceux que l'on vient d'évoquer. Ainsi en est-il de la *glyptique – les pierres gravées, souvent montées en bagues, portent un sujet de dimensions réduites et fonctionnent comme des sceaux destinés à imprimer la marque de leur propriétaire – plus que des images, ce sont des signes. De même les boucliers des… Lire la suite
HELLADIQUE ARCHÉOLOGIE

Écrit par :  René TREUIL

Dans le chapitre "Le début de l'Helladique récent (1550-1450 av. J.-C.)"  : …  et de l'incrustation ; l'or est employé pour des ornements variés qu'on coud sur des vêtements. *Les bagues en or à chaton gravé, les intailles et les gemmes qui apparaissent alors témoignent de l'essor de la glyptique. Les thèmes en sont continentaux, mais l'inspiration, sinon l'exécution, paraît souvent minoenne. Mais aucun indice ne permet de… Lire la suite
INDO-PAKISTANAISE ARCHÉOLOGIE

Écrit par :  Jean-François JARRIGE

Dans le chapitre "La civilisation de l'Indus (2400-1800 av. J.-C.)"  : …  de tablettes qui puissent, comme en Mésopotamie, nous fournir des archives historiques. Quant à la *glyptique qui, en Mésopotamie, nous offre de très nombreuses représentations royales et religieuses, elle semble également être d'une autre nature dans la vallée de l'Indus, où de nombreux cachets rectangulaires en stéatite blanche ont été découverts… Lire la suite
INTAILLE

Écrit par :  Catherine ARMINJON

… *Terme qui désigne des pierres taillées ou gravées en creux dans la masse. Dans une intaille, aucun élément n'est en relief au-dessus du plan initial de la pierre. La technique de l'intaille constitue la glyptique. L'intaille s'oppose au camée qui désigne une pierre sculptée en relief (pierre généralement constituée de couches superposées de… Lire la suite
MÉSOPOTAMIE - L'art

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

Dans le chapitre "De l'austère au souriant "  : …  la sensibilité artistique des premières cités a trouvé de nombreux autres champs d'application. *La glyptique, en raison de l'usage intensif du sceau, est devenue le domaine privilégié de l'image, véhicule naturel des mythes, de la pensée religieuse, mais aussi expression des multiples facettes de la vie quotidienne et finalement première source… Lire la suite
MÉSOPOTAMIE - L'archéologie

Écrit par :  Jean-Louis HUOT

Dans le chapitre "L'unification de la Mésopotamie"  : …  à Suse, coiffé de la tiare à cornes, attribut divin. À la même époque, le répertoire de la *glyptique sur cylindre comprend des scènes admirablement exécutées, sources de premier plan pour notre compréhension de la mythologie suméro-akkadienne (combats de héros mythiques contre des animaux et des monstres, scènes mythologiques, images… Lire la suite
NASSARO ou NAZZARO MATTEO DEL (mort en 1548 env.)

Écrit par :  Marguerite KRASSILNIKOFF

… *Peintre, dessinateur, orfèvre, graveur sur gemmes et médailleur italien, Matteo del Nassaro est pour Vasari le maître de la glyptique. Fils de Jacopo del Nassaro, bottier à Vérone, il apprend dans sa jeunesse le dessin et la musique. Deux artistes de Vérone lui enseignent la gravure : Galeazzo Mondella et Nicolò Avanzi. On considère LaLire la suite
PHÉNICIENS

Écrit par :  Hélène BENICHOU-SAFARPaul PETIT

Dans le chapitre "L'art"  : …  remarquables exemplaires datant des viie et iie siècles. La *glyptique, enfin, a fourni des amulettes et surtout de beaux cachets qui prolongent la tradition des cylindres-sceaux mésopotamiens. Elle s'est élaborée dans le berceau syro-palestinien au contact de la glyptique égyptienne et a plus tard évolué sous… Lire la suite
SPHINX, histoire de l'art

Écrit par :  Monique HALM-TISSERANT

… *Hybride léonin à tête humaine, le sphinx apparut en Égypte sous la IVe dynastie, avant de se répandre dans l'iconographie orientale, au IIIe millénaire avant J.-C. Couché ou passant, il appartient à la grande statuaire (sphinx de Gizeh), mais sa présence dans les tombes et sur les amulettes indique d'emblée sa double nature,… Lire la suite
UN NOUVEL ART IMPÉRIAL MÉSOPOTAMIEN - (repères chronologiques)

Écrit par :  Jean-Claude MARGUERON

…  l'expression d'un pouvoir qui se veut universel. Stèle de Narâm-Sîn (musée du Louvre). * Règne de Sharkalisharri, fils de Narâm-Sîn. La glyptique devient alors un art majeur au service de l'idéologie impériale puisque les empreintes des sceaux circulent dans tout l'empire. La Stèle d'Ur-Nammu, premier souverain de la IIIeLire la suite

Afficher la liste complète (15 références)

Retour en haut

Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Scarabée provenant de la tombe de Toutankhamon, Égypte Cachet montrant un héros combattant un taureau ailé Camée, art romain Gemma Augustea, art romain

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média