2. Holosides
• Diholosides
On désigne ainsi des glucides dérivant, théoriquement, de l'élimination d'une molécule d'eau entre deux oses sous forme cyclique. En nous limitant au cas où ces deux oses sont des aldohexoses, on prévoit un très grand nombre d'isomères, cent dans le cas le plus général. Toutefois, tous les diholosides naturels et la très grande majorité des diholosides synthétiques utilisent l'un au moins des hydroxyles hémiacétaliques (1) dans cette déshydratation.
La représentation des diholosides utilise le symbole <> ; de part et d'autre figurent les noms des oses générateurs, et, à l'intérieur, les numéros des hydroxyles utilisés dans l'anhydrisation. Le corps représenté par la formule est le D-galactopyrannose-β<14>D-glucopyrannose-α.
Il existe deux types fondamentaux de diholosides : les diholosides <1-1> appelés aussi osido-osides (ou diholosides non réducteurs) et les diholosides <1-n> ou <n-1> (n = 2, 3, 4 ou 6) appelés aussi osido-oses ou diholosides réducteurs.
En effet, les premiers ne renferment que des fonctions alcool et une fonction double acétal, ne s'ouvrant pas en milieu alcalin. Ils ne réduisent pas le nitrate d'argent ammoniacal et la liqueur de Fehling, alors que les seconds possèdent une fonction hémiacétal libre, donc réductrice.
La structure des diholosides s'établit ainsi : l'hydrolyse fournit deux oses ; dans le cas des diholosides non-réducteurs, une seule ambiguïté subsiste en ce qui concerne la structure des carbones intéressés par la déshydratation : αα′, αβ′, βα′ ou ββ′. L'additivité approchée des pouvoirs rotatoires permet de lever cette ambiguïté.
En ce qui concerne les diholosides réducteurs, on méthyle tous les hydroxyles libres, puis on hydrolyse le dérivé octométhylé. L'ose engagé en < 1 est libéré sous forme de tétra-méthyl-ose ; celui engagé en n > est libéré sous forme de tri-méthyl-ose ; l'étude de ce dernier fixe facilement la valeur de n.
Tous les diholosides sont hydrolysés par ébullition avec les acides dilués ; mais, dès la températu […]
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