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GLOZEL, site archéologique

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4.  Verriers et créateurs

La première est qu'actuellement rien ne vient confirmer l'hypothèse d'un Glozel préhistorique. Aucune datation physico-chimique antérieure aux derniers siècles avant notre ère n'a été obtenue ; aucun objet glozelien ne ressemble aux dizaines de milliers d'objets livrés par l'ensemble des sites préhistoriques français ; en plus de soixante-quinze ans, aucun autre site glozelien n'a été découvert en France ni ailleurs ; le sol très acide ne permet pas la conservation des objets en os ni celle des objets en argile insuffisamment cuits ; aucune couche archéologique préhistorique n'a pu être retrouvée sur le site ; enfin, contrairement à tout autre site archéologique connu, Glozel n'a livré que des objets entiers ou presque entiers. Une hypothèse intermédiaire pourrait faire de Glozel l'officine d'une sorcière gallo-romaine, ce qui expliquerait à la fois certaines datations obtenues par thermoluminescence (à une époque où cette technique était encore balbutiante) et l'étrangeté des objets. Ce fut un temps l'hypothèse du grand historien Camille Jullian, qui s'était essayé à traduire les tablettes glozeliennes ; mais aucun objet gallo-romain n'a été découvert au cours des fouilles.

La deuxième conclusion est qu'il a existé de manière certaine un atelier de verriers à proximité de Glozel, peut-être dès la fin du Moyen Âge et de toute façon au xviiie siècle. Certains objets glozeliens pourraient s'expliquer par des pratiques magiques liées à la verrerie, comme en possédaient de nombreux artisanats traditionnels.

La troisième conclusion est qu'il existe des objets manifestement faux, c'est-à-dire fabriqués à date très récente, non seulement d'un point de vue stylistique (les harpons ou les haches polies de Glozel, bien que rappelant des exemplaires préhistoriques authentiques, sont de facture très maladroite et ne sont pas utilisables), ce que confirme la datation par thermoluminescence. Néanmoins, aucun faussaire n'a jamais été démasqué. Ce point n'est cependant pas spécifique à Glozel : l'un des plus célèbres faux préhistoriques du xxe siècle, le crâne de l'homme de Piltdown (Sussex, Grande-Bretagne), reste sans auteur identifié. En 1988, lors d'une affaire très semblable et qui connut à l'époque un grand écho médiatique, celle dite des « grotesques d'Amiens », les faussaires n'avaient pu être démasqués que parce que l'un d'eux s'était dénoncé et possédait des photographies montrant la fabrication des faux.

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