Mineo, petite ville de la province de Catane, à l'est de la Sicile, est l'hypocentre de l'univers de Giuseppe Bonaviri, le lieu sans cesse observé en même temps que l'observatoire de l'histoire des hommes, des forces chthoniennes et de l'infinité stellaire. L'écrivain y est né en 1924. Son père était tailleur et poète. De sa mère qui lui narra tant de contes et de légendes, il s'est plu à dire qu'elle était un « Décaméron vivant ». Après ses premières années de scolarité à Mineo, il étudia la médecine et la chirurgie à Catane et se spécialisa en cardiologie. Si l'immersion de Giuseppe Bonaviri dans le paysage de la Sicile nourrit le panthéisme de son œuvre, si le petit monde familial de son enfance y est maintes fois mis en scène et transposé avec une délicate et chatoyante fantaisie, l'écho de son expérience professionnelle s'avère tout aussi déterminant.
Dans sa double vocation, narrative et poétique, l'œuvre de Giuseppe Bonaviri se distingue par l'éclatante originalité de son inspiration. Le Tailleur de la grand-rue (1954), Le Fleuve de pierre (1964), La Divine Forêt (1969), Des nuits sur les hauteurs (1971), L'Île amoureuse […]
