La Machine à pépier (Die Zwitschermaschine), variations pour orchestre inspirées par un tableau de Paul Klee, vaut à Giselher Klebe sa notoriété, lors de la création de l'œuvre à Donaueschingen, en 1950.
À une époque où, en Allemagne, toute diffusion de la musique de Schönberg est rigoureusement interdite, Klebe a le privilège de la découvrir et de l'étudier dans des cercles privés et oppositionnels. Bien que né à Mannheim (le 28 juin 1925), il vit alors à Berlin, où il achève ses études au Conservatoire. Dès 1951, son Premier Quatuor à cordes, opus 9, fait référence à la technique d'écriture sérielle ; il précise que celle-ci « offre la possibilité recherchée d'établir un lien optimum entre l'idée, l'expression et la logique de la construction ». À la même époque, s'appuyant sur une recherche mathématique, il écrit une Symphonie pour quarante-deux cordes (1951) et, unissant le passé au présent, part d'une œuvre de Mozart (Concerto en ut mineur, K. 491), dont il retient le thème comme élément sériel, pour construire une Symphonie, opus 16 (1953).
Klebe a donc été un des premiers musiciens de la jeune génération a […]
