Astronome et sénateur du royaume d'Italie, attaché, de 1857 à 1860, aux observatoires de Berlin et de Pulkovo (Russie), Schiaparelli succède, en 1862, à Francesco Carlini comme directeur de l'observatoire milanais de Brera. Il découvre en 1861 l'astéroïde Hespérie. En 1866, il montre la relation qui existe entre les essaims météoriques et les orbites des comètes, identifiant l'orbite des Perséides avec celle de la comète de 1862, et l'orbite des Léonides avec celle de la comète de 1866. Il observe les étoiles doubles et effectue des études de Mercure, de Vénus et de Mars. Lorsqu'il quitte l'observatoire en 1900, il se tourne vers l'étude de l'astronomie chez les Hébreux et les Babyloniens.
Mais son titre de gloire reste l'étude des fameux canaux martiens, sujet à la mode à cette époque. L'opposition périhélique de 1877 est l'occasion pour de nombreux astronomes, dont Schiaparelli, de confirmer l'existence de ces canaux. En 1879, il découvre leur gémination : certains canaux, vus simples en 1877, sont maintenant dédoublés. Ses dessins les montrent de plus en plus minces et de plus en plus géométriques. Il en fait une étude minutieuse, en même temps qu'il dresse une carte de Mars beaucoup plus détaillée que les cartes antérieures. Aux anciennes dénominations de « mers » et de « continents » il substitue une nomenclature latine tirée de la géographie et de la mythologie antique ; cette nomenclature prévaudra jusqu'à nos jours. L'exploration de Mars par des sondes spatiales a mis fin à la querelle des canaux en montrant que la planète rouge était criblée de cratères et le siège de violentes tempêtes de poussière.
André BRISSAUD
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