Fuyant la maison paternelle de San Giovanni-Valdarno pour échapper au séminaire, Mannozzi se rend en 1610 à Florence, et commence son apprentissage de peintre chez Matteo Rosselli, qui fait alors figure de chef d'école. Il a pour condisciples Francesco Furini, Lorenzo Lippi, Il Volterrano, qui allaient travailler comme lui pour les grands-ducs Cosme II et Ferdinand de Médicis, notamment au palais Pitti. Selon Baldinucci, Giovanni mène à Florence une vie remplie de bizarreries, d'extravagances et de travaux acharnés, passant ses journées à peindre et ses nuits à lire. Instable, mordant, indépendant, il n'en est pas moins pensionné par Cosme de Médicis, et acquiert bientôt une réputation de fresquiste habile. Cette technique était en effet la mieux adaptée à son imagination sans cesse en mouvement, à son tempérament vif, intuitif, qui le porte aux touches rapides et sans reprises propres à la fresque. Ses œuvres joignent ainsi à un caractère narratif très florentin, une fraîcheur d'invention, une vivacité qui lui permettent de saisir, comme sur le vif, la réalité quotidienne, le geste pittoresque pour les transposer dans des scènes mythologiques ou religieuses (Le Repos pendan […]
