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GIOVANNI DA MILANO GIOVANNI DA CAVERSACCIO dit (actif entre 1346 et 1369)

La Naissance de la Vierge, G. da MilanoOriginaire de Caversaccio, près de Côme, Giovanni da Milano figure en 1346 sur une liste de peintres étrangers résidant à Florence. En 1365, il travaille aux fresques de la chapelle Rinuccini, dans la sacristie de Santa Croce (scènes de la Vie de la Vierge et de Marie-Madeleine) et signe, la même année, une Pietà aujourd'hui conservée à l'Académie de Florence. En 1369, il est mentionné parmi des artistes florentins — Giottino (Maso di Banco ?), Agnolo et Taddeo Gaddi — travaillant au Vatican pour Urbain V. On peut situer avant 1365 le grand polyptyque de Prato (Vierge à l'Enfant entre quatre saints, sur une prédelle à deux registres) et le Christ en trône avec quatre anges (collection Contini Bonacossi), tandis que les panneaux du musée des Offices (Sainte Catherine et sainte Lucie, Saint Laurent et saint Étienne, chœur des vierges et des martyrs) sont probablement contemporains des fresques de Santa Croce.

La Naissance de la Vierge, G. da Milano Photographie

La Naissance de la Vierge, G. da Milano Giovanni da Milano, La Naissance de la Vierge, vers 1365, fresque. Chapelle Rinuccini, Santa Croce, Florence, Italie.

Crédits: Istituto Geografico De Agostini Consulter

Giovanni da Milano, fut, selon Vasari, l'élève préféré de Taddeo Gaddi. Mais ses œuvres attestées montrent qu'avant d'arriver à Florence il s'était déjà initié à l'art de Giotto, tout en préservant une attention au réel, à la texture des épidermes et des étoffes, à l'expression, aux traits particuliers d'un visage qui est alors le propre de la Lombardie. Cette première formation lui avait apporté, en outre, une sensibilité aux couleurs due probablement à la connaissance des miniatures françaises, assez répandues dans l'Italie du Nord.

Ainsi, entre les héritiers toscans de Giotto qu'il rejoint à Florence, Giovanni da Milano se signale par une forme nouvelle de sensibilité qui annonce à la fois les développements futurs de la peinture siennoise et ceux de la peinture florentine, l'art de Sassetta et celui de Masolino.

Marie-Geneviève de LA COSTE-MESSELIÈRE

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LOMBARDIE

Écrit par :  Franco MAZZINI

Dans le chapitre "La renaissance carolingienne"  : …  que la présence de Balduccio adoucissait le rude langage des maîtres campionesi, l'arrivée de Giotto et d'autres peintres toscans rendait possible l'art du plus grand des peintres du xive siècle lombard : *Giovanni da Milano qui émigra très vite en Toscane et laissa les traces de son génie à Santa Croce de Florence… Lire la suite

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La Naissance de la Vierge, G. da Milano

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