La carrière cinématographique de Geneviève Menu, qui conserva pour l'écran le nom de son premier mari, peut se résumer en cinq titres : Prison sans barreaux (L. Moguy, 1937), La Femme du boulanger (M. Pagnol, 1938), L'Empreinte du dieu (L. Moguy, 1939), Le Corbeau (H.-G. Clouzot, 1943), Un homme marche dans la ville (M. Pagliero, 1949). Par ailleurs, elle aura dispensé généreusement, dans une multitude de petites productions, sa sensualité de fille brune, à la frange aguichante et au rire provocant. Elle sillonne les studios parisiens et berlinois dès le début du parlant, s'évadant de la figuration (La Dame de chez Maxim d'A. Korda, 1933 ; Ciboulette, de C. Autant-Lara, 1933) pour jouer les petites femmes des boîtes de nuit ou les habituées des garçonnières. Apparemment sans fatigue, elle passe de La Loupiote (J. Kemm, 1936) aux Dégourdis de la 11e (Christian-Jaque, 1937), de Tricoche et Cacolet (P. Colombier, 1938) à Métropolitain (M. Cam, 1938), substituant peu à peu à l'image de la petite « poule » celle, plus dure, de la « garce », image qui lui resta jusqu'à la fin […]
