2. Rôle des gibbérellines endogènes
Le rôle des gibbérellines endogènes dans les processus de développement peut être mis en évidence par trois types d'expériences : l'analyse parallèle de l'intensité d'un phénomène physiologique et de la teneur en gibbérellines endogènes ; l'utilisation de mutants incapables de synthétiser les substances ; l'emploi d'inhibiteurs de leur synthèse.
Leur action sur la croissance des tiges est particulièrement visible lorsqu'on étudie les effets de gibbérellines exogènes sur des mutants nains ou sur des plantes en rosette. Pour ces dernières, leur synthèse peut être induite par un traitement par le froid. La stimulation de la croissance résulte d'une activation de la multiplication et de l'élongation des cellules de l'apex. L'effet sur l'élongation nécessite une interaction avec l'auxine.
La dormance embryonnaire de nombreuses graines est levée par un traitement à basse température qui induit la synthèse de gibbérellines. Il en résulte une levée de dormance qui a pour origine l'accumulation d'acide abscissique pendant la formation de la graine. L'entrée et la levée de dormance résultent donc d'une modification des concentrations relatives en acide abscissique et en gibbérellines. Un processus identique commande la dormance et le « débourrement » des bourgeons des plantes pérennes : une élévation de la teneur en gibbérellines au printemps, après action du froid de l'hiver, lève la dormance induite par une accumulation d'acide abscissique en automne.
Enfin, le traitement de fleurs non fertilisées par des gibbérellines permet d'obtenir des fruits parthénocarpiques de même volume que les fruits ordinaires ; cela est particulièrement net avec les tomates, les pommes et les pêches.
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