Napolitain engagé dans l'armée vénitienne, c'est lorsqu'il se trouvait en garnison dans l'île de Candie, que Giambattista Basile fut admis à l'Académie des extravagants, fondée par le noble vénitien Andrea Cornaro. Rentré dans sa patrie en 1608, il ne quittera plus le territoire de Naples que pour un séjour de quelques mois à Mantoue en 1612-1613. À partir de 1615, il est chargé de divers postes de gouverneur : Avellino, Aversa, et Giugliano, petite ville de Campanie où il mourra.
Basile se révèle un poète fécond. Il écrit Les Pleurs de la Vierge (Il Pianto della Vergine, 1608) ; Madrigaux et odes (Madrigali e ode, 1609) ; Églogues amoureuses (Egloghe amorose, 1612) ; Vénus affligée (Venere addolorata, 1612), un drame en cinq actes, etc. Il procure aussi des éditions de quelques poètes célèbres du xvie siècle : celles des poésies de Pietro Bembo (1616), de Della Casa (1617) et la première édition des poésies de son compatriote Galeazzo di Tarsia (1617). À partir de 1620, sa production poétique en langue italienne diminue. Il compose encore des poésies occasionnelles, quelques poèmes d'inspiration mariniste, comme L'Aretusa ou Il Teagene (1637), et un poème héroïque qui ne sera publié que quelques années après sa mort. Mais, dans la dernière partie de son existence, il s'affirme surtout comme écrivain dialectal, d'abord dans un recueil d'églogues intitulé Les Muses napolitaines (Le Muse napoletane, dont la première édition connue date de 1635), puis dans ce qui sera son maître ouvrage : Le Conte des contes (Lo Cunto de li cunti overo lo Trattenemiento de' peccerille, qui connut une édition posthume en 1634-1636).
Plus que dans ses poésies en langue italienne, où l'imitation pédante des poètes du xvie siècle alterne avec la rhétorique ampoulée du marinisme, Basile se révèle un grand écrivain dans ses œuvres en dialecte napolitain : dans Les Muses napolitaines, ouvrage inspiré de la poésie de son compatriote G. C. Cortese, où, dans un tourbillon de mots et d'images, il campe avec bonheur un certain nombr […]
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