Le 7 janvier 2009, l'investiture du président John Atta Mills se déroule dans une atmosphère de fête ; des milliers de Ghanéens convergent vers la place de l'Indépendance, à Accra, pour voir John Agyekum Kufuor transmettre le pouvoir à son successeur. C'est seulement la seconde fois dans l'histoire du pays que le chef de l'État est issu de l'opposition. Le président sortant a évité tout risque de violences en persuadant son parti d'accepter le verdict des urnes. Ce signe de stabilité politique et de démocratie, bienvenu dans une région assaillie par les conflits armés, les troubles politiques et la corruption, renforce l'image du Ghana, modèle de démocratie et de respect de la société civile.
Six mois plus tard, lorsque le président américain Barack Obama décide de se rendre au Ghana pour sa première visite d'État en Afrique subsaharienne, les 10 et 11 juillet, il souligne l'importance de ce pays en tant que démocratie émergente. Choisissant délibérément de ne pas s'arrêter auparavant dans d'autres États africains influents, tels que le Kenya et le Nigeria, il montre clairement sa préférence pour un pays qui promeut les principes démocratiques, la transparence et la prospérité durable. Dans son discours devant le Parlement ghanéen, Barack Obama affirme que « ce n'est pas d'hommes forts, mais d'institutions solides dont l'Afrique a besoin ». Il met également l'accent sur l'importance de l'initiative africaine dans la politique de développement ainsi que sur la nécessité d'un « partenariat fondé sur la responsabilité et le respect mutuels ».
Le F.M.I., redoutant les éventuelles conséquences de la crise économique mondiale sur les nouvelles démocraties, octroie, en juillet, un prêt de 600 millions de dollars sur trois ans au Ghana afin que ce pays réduise son déficit budgétaire et protège sa monnaie. Les deux principaux produits d'exportation du Ghana, le cacao et l'or, conservent leur valeur sur les marchés mondiaux.
LaRay DENZER
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