3. Relations internationales
En septembre 1990, le Ghana fournit des troupes à l'Ecomog, force d'interposition de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (C.E.D.E.A.O.) qui intervient au Liberia pour tenter de parvenir à un cessez-le-feu dans la guerre civile et à l'organisation d'élections libres.
Le 3 mars 1992, lors d'un vote de la Commission des droits de l'homme des Nations unies visant à condamner Cuba pour ses violations des droits de l'homme, le Ghana (ainsi que l'Angola, la Chine, l'Irak, l'Iran, la Libye et la Syrie) soutient La Havane.
Au début de 1993, après l'assassinat d'opposants par l'armée togolaise, de nombreux Togolais se réfugient au Ghana, dont l'armée est placée en état d'alerte. Le président du Togo Gnassingbé Eyadéma juge que cette décision est une « provocation » et une « ingérence intolérable ».
Le 5 janvier 1994, l'attaque de la principale caserne de Lomé par des membres de l'opposition togolaise réfugiés au Ghana, qui fait soixante-sept morts, ravive la tension entre Lomé et Accra. Les frontières sont rouvertes en décembre, mais la méfiance persiste.
En août, Jerry Rawlings succède au président béninois Nicéphore Soglo à la tête de la C.E.D.E.A.O. qui est principalement occupée à dénouer la crise libérienne. Il sera, à ce titre, le principal artisan de l'accord de paix conclu entre les factions libériennes, à Abuja (Nigeria), en août 1995.
Les 8 et 9 mars 1995, le président Jerry Rawlings effectue une visite aux États-Unis.
Le 13 décembre 1996, le Ghanéen Kofi Annan est désigné par le Conseil de sécurité de l'O.N.U. au poste de secrétaire général de l'Organisation en remplacement de Boutros Boutros-Ghali. Le 17, l'Assemblée générale des Nations unies entérine ce choix. Kofi Annan doit prendre ses fonctions en janvier 1997.
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