4. La géostatistique non linéaire
Dès qu'il y a sélection et que l'information ultime n'est pas encore connue, les méthodes linéaires ne suffisent plus pour estimer les fonctions de récupération et paramétrer les réserves ; on doit recourir à la géostatistique non linéaire. Considérons par exemple l'effet de support. Ce n'est plus seulement la variance des teneurs Z(v) des blocs v, mais leur loi de distribution que l'on veut déterminer à partir de celle des teneurs Z des échantillons quasi ponctuels. On utilise pour cela la technique des anamorphoses gaussiennes : il existe toujours deux variables gaussiennes réduites Y et Yv et deux fonctions croissantes ϕ et ϕv telles que Z = ϕ(Y) et Z(v) = ϕv (Yv). La fonction ϕ est connue expérimentalement, et on cherche à déterminer la fonction ϕv (qui permet de reconstituer la loi des blocs).
Supposons que Z = ϕ(Y) soit la teneur d'un point x choisi au hasard dans le bloc v. Comme Z(v) est, par définition, la moyenne des teneurs des points x de v, l'espérance conditionnelle de Z à Z(v) fixé est toujours égale à Z(v). On a donc :

Si, de plus, on admet (en première approximation) que la loi à deux variables (Y,Yv) est gaussienne, avec un coefficient de corrélation r, on en déduit que ϕv est de la forme :

En pratique, il est commode d'introduire des développements en polynômes d'Hermite :


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