La politique intérieure géorgienne est dominée en début d'année par les préparatifs des élections locales de mai 2010 et par le débat public sur l'amendement de la Constitution. En dépit de vives discussions, les partis d'opposition ne parviennent pas à s'accorder sur un candidat unique qui affronterait le maire de Tbilissi, Giorgi (Guigui) Ougoulava, lors des municipales du 30 mai. Soutenu par le Mouvement national uni (U.N.M.) du président Mikhaïl Saakachvili, Ougoulava est confirmé dans ses fonctions avec 60 p. 100 des suffrages. L'U.N.M. remporte également la majorité des sièges au conseil municipal de la capitale ainsi que dans les mairies du reste du pays.
Des propositions d'amendement à la Constitution, transférant notamment certaines prérogatives présidentielles au Premier ministre, sont dévoilées en juin. L'opposition y voit un moyen pour le chef de l'État de conserver le pouvoir en dirigeant le gouvernement après la fin de son second mandat à la tête du pays, en janvier 2013. Le Parlement approuve ces modifications en dernière lecture, le 15 octobre.
La panique gagne la population, le 13 mars, lorsque la chaîne de télévision Imedi diffuse un faux journal révélant que la Russie attaque la Géorgie. Des messages postés sur Internet sous-entendent que le président Saakachvili aurait approuvé l'émission, et les partis d'opposition réclament sa mise en accusation. Le 12 octobre, cinq membres éminents de l'opposition fondent un nouveau parti politique, le Parti géorgien, et, le 25 novembre, les chefs de l'opposition convoquent une réunion nationale informelle afin de demander la tenue d'élections législatives et présidentielle anticipées.
Les premières discussions concernant l'accession de la Géorgie au statut de membre associé de l'Union européenne ont lieu à Batoumi le 15 juillet. Durant le sommet de l'O.T.A.N. qui se tient à Lisbonne les 19 et 20 novembre, l'Alliance réaffirme par ailleurs que la Géorgie pourrait être intégrée dans ses rangs quand elle remplira toutes les conditions nécessaires.
Après plusieurs cycles de négociations sous médiation internationale entre la Géorgie, la Russie et les dirigeants de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, la Russie retire à la mi-octobre ses troupes du village géorgien de Perevi, près de la frontière avec l'Ossétie du Sud. Le 13 octobre, la Géorgie autorise l'entrée sur son territoire, sans visa, des résidents des républiques russes du nord du Caucase.
Dans le domaine économique, la Géorgie, l'Azerbaïdjan et la Roumanie concluent le 14 septembre la création d'une joint-venture pour exporter le gaz naturel azerbaïdjanais vers l'Europe, afin de s'affranchir de la dépendance russe. Le P.I.B. géorgien devrait croître de 5 p. 100 en 2010, soit une nette amélioration par rapport à 2009 (une baisse de 3,9 p. 100 avait été enregistrée).
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page…



