Jeune dessinateur né en 1934 à Tunis, Georges Wolinski entre en 1960 au journal Hara-Kiri. Il y parodie les grandes œuvres de la littérature dans un style qui rappelle celui des dessinateurs du magazine américain Mad. Une partie de ces récits sera publiée en album sous le titre Histoires lamentables (1965). Son dessin va progressivement se simplifier, et il quittera sa manière descriptive pour créer des scènes comportant, le plus souvent, deux personnages. Il fait siens les thèmes de l'équipe du journal : l'attaque systématique des tabous sexuels et des grandes institutions de la société, armée, politique, etc. Le titre de plusieurs de ses recueils, Je ne pense qu'à ça (à partir de 1968), résume bien le caractère obsessionnel que prend la sexualité dans ses œuvres comme dans celles de ses amis. Cette série fera l'objet d'une adaptation théâtrale mise en scène par Claude Confortès. La représentation qu'il donne des relations entre hommes et femmes n'est pas, sous son aspect provocateur, dénuée d'une certaine critique à l'égard de lui-même et, à travers lui, à l'égard du comportement masculin en général.
En 1968, il collabore au journal co […]
