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ROUAULT GEORGES (1871-1958)

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1.  Origines et formation

Georges Rouault est né le 27 mai 1871 dans une cave de Belleville, dernier bastion de la Commune, sous la canonnade des Versaillais. L'idée qu'il devait se faire par la suite des circonstances de sa propre naissance ne pouvait que marquer sa vision du monde, à jamais dramatique, et éclairer d'un jour particulier le sens de sa destinée : « Je crois [...], au milieu des massacres, des incendies et des épouvantements, avoir, de la cave où je suis né, gardé dans les yeux et dans l'esprit la matière fugitive que le bon feu fixe et incruste » (lettre à A. Suarès, 27 avril 1913). Issu d'une famille d'artisans modestes (son père était ébéniste, sa mère couturière), Rouault acquit les rudiments d'une culture picturale, le goût et le respect des choses de l'art, au contact de son grand-père maternel, Alexandre Champdavoine, admirateur aussi humble que passionné de peintres longtemps décriés par l'élite sociale : Courbet, Manet et surtout Daumier (« Très jeune, face à la réalité, je fus épris de Daumier », Souvenirs intimes, 1926).

Dès l'âge de quatorze ans, Georges Rouault entre en apprentissage chez le peintre-verrier Tamoni, puis chez Hirsch, praticien spécialisé dans la copie des vitraux anciens ; parallèlement, il suit les cours du soir à l'École des arts décoratifs. Ses capacités se manifestent, semble-t-il, assez vite, car Albert Besnard lui propose bientôt d'exécuter, d'après ses cartons, les verrières de l'École de pharmacie. Par loyauté envers Hirsch, Rouault repousse cette offre flatteuse, mais, confirmé en quelque sorte dans ses dons, décide de se consacrer désormais à la peinture : le 3 décembre 1890, il entre à l'École des beaux-arts. Élève, dans un premier temps, du peintre ingriste Elie Delaunay, il passe, après la mort de ce dernier (1891), sous la férule de son successeur, Gustave Moreau, un esprit ultra-libéral qui fonde sa pédagogie sur l'observation de la nature autant que sur l'étude des maîtres, et incite chacun à exprimer sa personnalité véri […]

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FAUVISME

Écrit par :  Michel HOOG

Dans le chapitre "Historique"  : …  La principale pépinière des fauves fut l'atelier de Gustave Moreau à l'École des beaux-arts, où *Rouault, Matisse, Marquet, Camoin, Manguin, Puy et quelques autres devaient nouer des relations durables. En 1898, Derain rencontre Matisse et Puy dans une petite académie libre où Carrière venait corriger de temps à autre et, en 1900, débute entre… Lire la suite
PEINTURE - Les techniques

Écrit par :  Marie MATHELINMadeleine PAUL-DAVIDJean RUDELPierre RYCKMANS

Dans le chapitre "Pastel"  : …  déjà par le xviiie siècle –, en reprenant sa matière à l'estompe, à l'eau même. *Rouault ira plus loin en y mêlant de la peinture « humide » à l'eau ou à l'huile. Le xxe siècle se proposera, dès lors, la création de pastels à l'huile, pour assurer plus d'adhésivité et plus de solidité dans les tons, car la… Lire la suite

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Fleurs, G. Rouault

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