Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

MARCHAIS GEORGES (1920-1997)

Georges Marchais, 1981

Né à La Hoguette (Calvados) de père mineur, Georges Marchais entre à vingt ans comme mécanicien ajusteur à la Société nationale de construction aéronautique du Centre. Au cours de l'Occupation, il part travailler en Allemagne ; cette période de sa vie donnera lieu, après son accession à la tête du P.C.F., a une importante polémique qui se poursuivra devant les tribunaux.

Dans un premier temps, Georges Marchais entre dans le combat syndical. En 1946 il devient secrétaire du syndicat des métaux d'Issy-les-Moulineaux, puis secrétaire du centre intersyndical C.G.T. toujours à Issy-les-Moulineaux (1951) et enfin secrétaire de l'Union des syndicats des travailleurs de la métallurgie de la Seine (1953).

Le permanent syndical progresse aussi très rapidement dans la hiérarchie du Parti communiste dont il est membre depuis 1947. Il a été remarqué par Maurice Thorez. En 1956, Georges Marchais devient secrétaire de l'importante fédération Seine-Sud, celle du secrétaire général, en même temps qu'il entre au comité central comme membre suppléant. Trois ans plus tard, il devient titulaire et surtout membre du bureau politique.

Son ascension se confirme à l'occasion de l'affaire Servin-Casanova, en 1961. Il succède alors à Marcel Servin au poste clé de secrétaire à l'organisation. Le protégé de Maurice Thorez établit de bonnes relations avec le nouveau secrétaire général, Waldeck Rochet. Le secondant comme secrétaire général adjoint à partir de 1970, il lui succède en 1972 quand Waldeck Rochet est empêché par la maladie de continuer ses activités. Georges Marchais est alors peu connu des Français : il se révélera progressivement à la faveur de ses prestations télévisées.

Son action politique s'exerce autant dans la phase d'ouverture, que symbolise la signature en 1972 du Programme commun de gouvernement avec les socialistes et les futurs radicaux de gauche, que dans la phase de fermeture, qui trouve son apogée à la fin des années 1970. Il s'en prend alors à ce qu'il appelle le « virage à droite du Parti socialiste » et mèn […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« MARCHAIS GEORGES (1920-1997) » est également traité dans :

CINQUIÈME RÉPUBLIQUE - La période post-gaullienne (1969-1981)

Écrit par :  Pierre BRÉCHON

Dans le chapitre "La défaite de Valéry Giscard d'Estaing en 1981"  : …  28,3 p. 100 des voix, suivi par François Mitterrand (25,8 p. 100), Jacques Chirac (18 p. 100) et* Georges Marchais (15,3 p. 100). La gauche est en recul par rapport au premier tour de 1978, surtout du fait de l'affaiblissement très fort de Georges Marchais. L'écart de 10 points entre les deux candidats de gauche change la nature du second tour.… Lire la suite
P.C.F. (Parti communiste français)

Écrit par :  Bernard PUDAL

Dans le chapitre "Aggiornamento et union de la gauche (1956-1977)"  : …  Principalement conduite par Waldeck Rochet (secrétaire général du P.C.F. de 1964 à 1969) puis par* Georges Marchais (1969-1994), cette politique de renouvellement s'effectue dans une conjoncture de montée de la gauche et de mobilisation collective (Mai-68) qui la nourrit d'une sorte d'énergie politique jusqu'à l'élection de François Mitterrand en… Lire la suite

Retour en haut

Média

Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Georges Marchais, 1981

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média