Né à La Hoguette (Calvados) de père mineur, Georges Marchais entre à vingt ans comme mécanicien ajusteur à la Société nationale de construction aéronautique du Centre. Au cours de l'Occupation, il part travailler en Allemagne ; cette période de sa vie donnera lieu, après son accession à la tête du P.C.F., a une importante polémique qui se poursuivra devant les tribunaux.
Dans un premier temps, Georges Marchais entre dans le combat syndical. En 1946 il devient secrétaire du syndicat des métaux d'Issy-les-Moulineaux, puis secrétaire du centre intersyndical C.G.T. toujours à Issy-les-Moulineaux (1951) et enfin secrétaire de l'Union des syndicats des travailleurs de la métallurgie de la Seine (1953).
Le permanent syndical progresse aussi très rapidement dans la hiérarchie du Parti communiste dont il est membre depuis 1947. Il a été remarqué par Maurice Thorez. En 1956, Georges Marchais devient secrétaire de l'importante fédération Seine-Sud, celle du secrétaire général, en même temps qu'il entre au comité central comme membre suppléant. Trois ans plus tard, il devient titulaire et surtout membre du bureau politique.
Son ascension se confirme à l'occasion de l'affaire Servin-Casanova, en 1961. Il succède alors à Marcel Servin au poste clé de secrétaire à l'organisation. Le protégé de Maurice Thorez établit de bonnes relations avec le nouveau secrétaire général, Waldeck Rochet. Le secondant comme secrétaire général adjoint à partir de 1970, il lui succède en 1972 quand Waldeck Rochet est empêché par la maladie de continuer ses activités. Georges Marchais est alors peu connu des Français : il se révélera progressivement à la faveur de ses prestations télévisées.
Son action politique s'exerce autant dans la phase d'ouverture, que symbolise la signature en 1972 du Programme commun de gouvernement avec les socialistes et les futurs radicaux de gauche, que dans la phase de fermeture, qui trouve son apogée à la fin des années 1970. Il s'en prend alors à ce qu'il appelle le « virage à droite du Parti socialiste » et mèn […]
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