Célèbre pour ses illustrations réalisées pour Poiret et pour La Gazette du bon ton, Georges Lepape fut également professeur.
Fils d'un ingénieur constructeur d'automobiles, Georges Lepape, souffrant dans son enfance d'une arthrite à la cheville, est encouragé à dessiner et à peindre. En 1902, il entre à l'atelier Humbert, où ses condisciples s'appellent Georges Braque, Marie Laurencin, Picabia.
En 1905, il quitte l'atelier Humbert pour l'atelier de Cormon, à l'École des beaux-arts. Chez Fernand Cormon, le peintre de la préhistoire, il rencontre André Marty et Pierre Brissaud, ses futurs amis. Avec son camarade Pierre Gatier, il réalise sa première grande œuvre en 1907 : un panneau décoratif commandé pour le Moulin de la Galette.
Marié en 1909, Lepape participe pour la première fois au Salon d'automne en 1910, avec un portrait de sa femme, Gabrielle. Sollicité par l'éditeur Goutherot, il rencontre Paul Poiret qui cherche un artiste susceptible de composer, à partir de ses créations de robes, un album comparable à celui d'Iribe, Les Robes de Paul Poiret..., de 1908. Le recueil composé par Lepape, publié par Maquet en 1911, s'intitule Les Choses de Paul Poiret, et comporte une série d'illustrations à la mise en pages très audacieuse, influencée par les estampes japonaises : une planche pliée y présente à la fin quatre robes « futuristes », avec pour titre : « Celles de demain ». Le dessin linéaire et sinueux de Lepape convient au style fluide des robes de Poiret. Ces compositions, gravées sur bois, puis tirées en noir, sont ensuite coloriées au pochoir.
La même année 1911, Lepape collabore à des documents publicitaires pour les Trois Quartiers et pour la maison Paquin ; il participe au Salon des Indépendants, à celui des Humoristes, ainsi qu'à une petite exposition collective à la galerie Barbazange. Ébloui par la virtuosité des Ballets russes, il compose cinq portraits de Nijinski dans ses rôles marquants. Très lié au cercle de Poiret, Lepape conçoit l'invitation pour la fête de la « Mille et Deu […]
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