Une carrière placée sous le signe de la discrétion : sa vie durant, Georges Hugon, musicien sincère, a mis son talent au service de son art, oubliant qu'il était lui-même compositeur et qu'il faut parfois faire connaître sa propre musique. Né à Paris le 23 juillet 1904, il y fait ses études musicales au Conservatoire : il travaille le piano avec Isidore Philipp, les écritures avec Georges Caussade et Jean Gallon, la composition avec Paul Dukas. Premier prix de piano (1921), d'harmonie (1921) et de composition (1930), il se tourne vite vers l'enseignement : de 1934 à 1940, il dirige le conservatoire de Boulogne-sur-Mer ; en 1941, il revient à Paris, où il enseigne le solfège au Conservatoire avant de se voir confier en 1948 une classe d'harmonie.
Ses premières œuvres importantes remontent au début des années 1930 : Nocturne pour violon et piano (1930), Au Nord, fresque symphonique d'après Verhaeren (1930), un quatuor à cordes (1931), Prélude et quatre églogues de Virgile, pour flûte, clarinette, cor et harpe (1931), un ballet d'après Flaubert, La Reine de Saba (1933). Toutes ces œuvres révèlent une écriture sobre, des combinaisons instrum […]
