Médecin et philosophe français, disciple de Condillac, Cabanis fréquente, chez Mme Helvétius, les Encyclopédistes, Franklin et Voltaire. Il participe à la Révolution française, collaborant à la rédaction des discours de Mirabeau et le soignant jusqu'à sa mort, ce qui n'améliore pas sa réputation de médecin, puisqu'on l'accuse alors d'avoir empoisonné son illustre malade. Ami de Condorcet, il doit se cacher sous la Terreur et ne reprend ses activités politiques qu'avec la réaction thermidorienne, dont il devient un des grands bénéficiaires : nommé successivement professeur d'hygiène, puis de clinique médicale à l'École de médecine de Paris, membre de l'Institut en 1796, il est élu au Conseil des Cinq-Cents. Chaud partisan de Sieyès, il participe au coup d'État du 18-Brumaire et Bonaparte fait de lui un sénateur et un commandeur de sa nouvelle Légion d'honneur.
Il est également opportuniste sur le plan philosophique : après avoir soutenu un point de vue matérialiste dans son Traité du physique et du moral de l'homme(1802) réimprimé ensuite sous le titre mieux connu de Rapports du physique et du moral, il participe au mouvement des idéologues de […]
