La principale figure du modernisme catholique anglais. Irlandais, de famille ouvrière pauvre, George Tyrrell se convertit au catholicisme à dix-huit ans et entra peu après chez les Jésuites. Prêtre en 1891, nommé professeur de philosophie morale, il fut écarté de sa chaire en 1896, ses supérieurs le jugeant trop « thomiste ». C'est alors qu'il se lia avec le baron von Hügel et l'abbé Bremond. Ses publications aggravèrent peu à peu ses difficultés avec la Compagnie de Jésus, dont il fut exclu en 1906, et avec Rome, qui le priva des sacrements l'année suivante, après l'encyclique Pascendi. Retiré chez une Anglaise moderniste, de vieille et noble famille catholique, miss Petre, il y fut emporté par la maladie en 1909 sans s'être rétracté. Rome lui fit refuser les funérailles catholiques.
Tyrrell n'était pas un exégète ni un historien : plutôt un spirituel et un essayiste apprécié du public. Deux de ses controverses montrent bien son orientation d'esprit. À un de ses articles intitulé Théologisme, un jésuite français, le père Lebreton, répondit Catholicisme ; et au cardinal Mercier qui l'avait pris à partie dans sa lettre pastorale intitulée Mode […]
