4. Nouvelles aventures
En 1946, Balanchine et Kirstein retentent l'aventure et fondent le Ballet Society. Ils présentent Les Quatre tempéraments (1946) puis Orphée (1948), tous deux sur la musique de Stravinski. Morton Baum, directeur administratif du New York City Center of Music and Drama, invite alors la compagnie à s'installer dans le City Center. Après la représentation du 11 octobre 1948 – où sont programmés Orphée, Concerto Barocco et Symphonie in C (musique de Georges Bizet, ballet intitulé originellement Le Palais de Cristal lors de sa création en 1947 à l'Opéra de Paris) –, la compagnie prend le nom de New York City Ballet. Jusqu'à sa mort, en 1983, le destin de George Balanchine se confond avec celui du New York City Ballet.
Au cours des quinze ans de résidence au New York City Center (1948-1964), Balanchine est au sommet de sa créativité. Il explore toutes les possibilités offertes par le vocabulaire classique, utilisant les partitions du répertoire (Le Lac des cygnes, L'Oiseau de feu), osant des incursions dans le jazz (Modern Jazz variants from Gunther Schuller, 1961), la musique électronique (Electronics, 1961, de Remi Gassman et Oskar Sala) et dodécaphonique (Épisodes, œuvre co-chorégraphié avec Martha Graham sur une musique d'Anton Webern), ou encore la musique d'Extrême-Orient (Bugaku, 1963, de Toshiro Myuzumi). Il commande à Stravinski ce qui sera l'un de ses chefs-d'œuvre les plus avant-gardistes : Agon (1957). Il collabore avec Martha Graham et crée sur les airs traditionnels américains. Il présente 47 nouveaux ballets et 7 reprises. Il développe son école et la compagnie effectue deux grandes tournées en Europe qui établissent sa réputation mondiale.
En 1964, la compagnie déménage et s'installe au New York State Theater du Lincoln Center qui vient d'être construit. Le talent de Balanchine vient de trouver sa résidence définitive. Jewels (Joyaux, 1967) est alors salué par la critique comme le premier grand ballet classique abstrait. En juin 1972, Balanchine progr […]
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