2. De Balanchivadze à Balanchine
Très vite, un groupe de jeunes danseurs – dont Alexandra Danilova et Tamara Geva – se rassemblent autour de Balanchivadze qui crée une trentaine de ballets entre 1920 et 1924. En 1924, son ami Vladimir Dmitriev propose de faire tourner à l'Ouest le groupe, rebaptisé « Les danseurs de l'État soviétique », pour promouvoir la culture soviétique. Ils dansent à Berlin, rejoignent Londres et puis Paris, complètement désargentés et désespérés. Là, ils sont engagés par Serge de Diaghilev (1872-1929) alors à la recherche de nouveaux artistes pour les Ballets russes. Georgi est choisi en tant que danseur et chorégraphe, et rebaptisé George Balanchine, par le célèbre imprésario, le 22 décembre 1924.
Le premier grand ballet de Balanchine est L'Enfant et les sortilèges (1925), sur l'opéra de Maurice Ravel, qu'il remaniera quatre fois au cours de sa vie. Viennent ensuite Le Chant du rossignol (1925) puis son Apollon musagète (1928) – tous deux sur les partitions d'Igor Stravinski – et le Fils prodigue (1929, musique de Prokofiev), ultime pièce des Ballets russes dissous à la mort de Diaghilev. Ces trois derniers ballets fondent le style de Balanchine : d'une virtuosité toute musicale, sans intrigue particulière, ils nécessitent une perfection du mouvement chez le danseur et accordent la prééminence à la danseuse. Pendant cette période, Balanchine se blesse au genou, ce qui l'éloigne définitivement de la scène.
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