8. Propriétés globales liées à la courbure totale
Soit γ : I → S un arc paramétré d'une surface S. Si X = X(t) est un champ de vecteurs le long de la courbe C = γ(I), on définit la dérivée covariante DX/dt du champ X au point M = γ(t) en projetant le vecteur dX/dt sur le plan tangent TMS parallèlement à la normale. On dit alors que le champ X se déplace par parallélisme, ou est parallèle, si pour tout t ∈ I la dérivée covariante est nulle. Remarquons que la valeur X(t0) du champ en un point détermine alors le champ parallèle. En particulier, on dit qu'un arc paramétré est géodésique si sa vitesse se déplace par parallélisme ; une courbe géodésique devient un arc géodésique si on prend pour paramètre l'abscisse curviligne s ou tout autre paramètre t = as + b, a et b constants avec a ≠ 0.
Si la courbure totale n'est pas nulle, le transport par parallélisme le long d'un lacet (c'est-à-dire un arc paramétré γ : [a, b] → S tel que γ(a) = γ(b) ne ramène pas en général le vecteur X(a) à sa position initiale et, par suite, si on considère deux points M et M′, le transport par parallélisme de M à M′ dépend du chemin choisi. En effet, on démontre que la « variation de l'angle » du vecteur X par transport parallèle le long d'un lacet est l'intégrale :

D'autre part, on montre que si le lacet γ se compose d'un nombre fini d'arcs différentiables γk séparés par des points anguleux où l'angle du vecteur tangent à γ subit une discontinuité θi, on a :

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