4. Théories sur l'origine du géomagnétisme
De nombreuses théories ont été bâties, dont plusieurs se réduisent à la recherche du mécanisme de production du champ dipôle.
Une sphère uniformément aimantée produisant, à l'extérieur de sa surface, un champ équivalent à celui d'un dipôle centré, telle est l'image qui s'est d'abord imposée pour la Terre. L'accroissement de la température avec la profondeur entraînant, à quelques dizaines de kilomètres, le dépassement des points de Curie connus, l'aimantation devait être localisée dans une couronne sphérique limitée par la surface de la Terre et une surface isotherme correspondant au point de Curie maximal des minéraux magnétiques (670 0C). De cette hypothèse, il ne reste rien, sinon l'explication des anomalies locales et régionales (correspondant à des surfaces petites à l'échelle du globe), qui sont bien dues à des aimantations de roches et qui restent fixes alors que les anomalies mondiales (champ non dipôle) dérivent.
D'autres théories ont fait appel à des causes électriques, par exemple à des courants de conduction créés à l'intérieur du globe à son origine et s'éteignant lentement, ou à des courants de convection dus à des charges électriques, entraînées par la rotation de la Terre, et qui se trouveraient séparées en charges d'ailleurs énormes, positives vers l'intérieur et négatives vers l'extérieur. D'autres théories encore se fondaient sur des phénomènes nouveaux ; la plus récente, celle de Blackett (1947), qui a eu un succès énorme mais très éphémère, invitait à considérer que tout astre possède un moment magnétique proportionnel à son moment cinétique ; les deux moments ayant même axe et des sens liés, cette hypothèse était en contradiction absolue avec le phénomène d'inversion.
Depuis quelques décennies, on en est venu à imaginer une circulation de courants électriques dans le noyau que la sismologie nous présente fluide et bon conducteur, les forces électromotrices étant dues à un « effet dynamo ». On admet l'existen […]
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