5. Autres méthodes
D'application limitée, et aux résultats parfois sujets à caution, certaines méthodes utilisent, soit un phénomène périodique, ou supposé tel : dendrochronologie, varves ; soit un processus lent et supposé irréversible : racémisation des acides aminés, traces de fission.
La dendrochronologie utilise les anneaux de croissance annuels des arbres, ce qui, par recoupement entre un arbre donné et un autre plus ancien, a permis de dater, en Amérique, des troncs fossiles vieux de deux millénaires.
La méthode des varves est fondée sur l'existence de dépôts glaciolacustres, finement lités, chaque lit correspondant au sédiment déposé en une année. Par recoupements de spectres de varves caractéristiques, on a pu remonter, en Scandinavie et en Amérique du Nord, jusqu'à − 9 000 ans. La précision est de quelques années. On a tenté des interprétations semblables des alternances régulières dans des dépôts salins (Zechstein).
La méthode dite de « racémisation » des acides aminés est fondée sur le fait que les acides aminés du collagène des os, naturellement lévogyres, tendent, avec le temps, à présenter une proportion égale de formes lévo- et dextrogyres. Elle donne d'assez bons résultats pour les derniers 100 000 ans.
La méthode des traces de fission utilise le fait que les « noyaux de recul » provenant de la fission spontanée de l'uranium et du thorium détruisent le réseau cristallin sur leur parcours (long de quelques micromètres) ; le nombre de traces est proportionnel à l'âge ; cette méthode est relativement sûre.
On peut citer enfin, pour mémoire, la méthode au fluor : le fluor se concentre avec le temps dans les os et les dents des vertébrés après leur mort ; mais trop de facteurs de variation interviennent pour une exploitation valable.
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