3. Les plantes transgéniques
• Obtention de plantes transgéniques
Des plantes transgéniques sont « naturellement » produites par l'action d'une bactérie (Agrobacterium tumefaciens) qui contient un plasmide porteur de gènes capables d'induire des tumeurs dites « galle du collet » et de s'intégrer dans le génome des plantes. En remplaçant les gènes capables de provoquer la tumeur par le gène que l'on désire introduire dans une plante, on transforme le plasmide bactérien en un vecteur permettant le transfert de gènes dans les espèces végétales qui peuvent être infectées par Agrobacterium. Des plantes transgéniques peuvent être obtenues par infection de protoplastes (cellules isolées dépourvues de paroi cellulaire) suivie de régénération à partir de ces protoplastes. Cette technique longue est limitée aux plantes capables de régénérer à partir de protoplastes. Il est aussi possible de découper de petits disques dans les feuilles et de les infecter par Agrobacterium contenant le plasmide recombiné porteur du gène à introduire. Placés sur des milieux adaptés, ces petits disques régénèrent, des racines poussent et une plante transgénique est obtenue. Cette technique est particulièrement bien adaptée à la production de tomates, pétunias, tabacs transgéniques, espèces qui, d'une part, sont facilement infectées par Agrobacterium et, d'autre part, produisent facilement des plantes à partir d'explants de feuilles. Les succès obtenus avec les dicotylédones ne furent pas, dans un premier temps, reproduits avec les monocotylédones, et en particulier avec les principales céréales. Cela conduisit à utiliser des techniques d'introduction directe d'ADN (en particulier par biolistique) dans les protoplastes ou encore dans la lignée germinale des céréales. La technique biolistique consiste à envoyer sur les cellules cibles des projectiles constitués de billes de tungstène ou d'or, recouvertes des gènes à introduire. C'est ainsi que furent produits des maïs transgéniques, des plants de riz transgéniques. Des conditions particulières permettant l'infection de plantes monocotylédones par la bactérie du sol Agrobacterium tumefaciens furent aussi trouvées. Ainsi, si l'on dépose, au niveau de la blessure d'une plante monocotylédone, la bactérie accompagnée de substances libérées au niveau de la blessure d'une plante dicotylédone, une infection suivie d'une intégration du plasmide contenant le gène à introduire peut être obtenue.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 11 pages…



