7. Utilisation des gènes
La connaissance de la séquence d'un gène (fig. 4) permet :
– de la comparer à celle des autres versions (allèles) du même gène ;
– de suivre les modifications de la séquence du gène chez différentes espèces au cours de l'évolution ;
– d'étudier la fonction du gène dans sa version normale et mutée ;
– de procéder au tri des embryons porteurs de maladies génétiques ;
– de faire une sélection basée non plus seulement sur les caractéristiques biologiques globales des individus mais sur des marqueurs génétiques précis ;
– de préparer des protéines recombinantes, à partir de cellules ou d'organismes génétiquement modifiés, afin de les étudier au laboratoire ou de les utiliser comme médicaments ;
– de procéder à des thérapies géniques en transférant, dans des cellules somatiques de patients, des gènes capables de corriger des défauts génétiques ou d'induire la mort de cellules tumorales ;
– d'utiliser des organismes génétiquement modifiés destinés à étudier les gènes, à préparer des animaux modèles pour étudier les maladies humaines et mettre au point de nouveaux médicaments, à contrôler le rejet d'organes de porc devant être transplantés chez des patients, à préparer des protéines recombinantes d'intérêt pharmaceutique (anticorps monoclonaux antitumeurs, vaccins, facteurs sanguins, hormones, etc.) et à améliorer les produits agroalimentaires (plantes et animaux résistants à des maladies, micro-organismes, plantes et animaux contenant plus de vitamines, de protéines, d'agents antioxydants ou moins de toxines, de molécules allergènes, etc.).
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