5. La généalogie à l'heure de l'informatique
Les nouvelles technologies ont complètement renouvelé l'approche et la pratique de la généalogie. De nombreux logiciels, qui sont autant d'outils structurant et facilitant l'organisation des recherches, permettent la gestion de bases de données, que celles-ci soient déjà collectées, ou doivent l'être, ainsi que la représentation visuelle des résultats obtenus (graphiques, « arbres »).
Mis au point à l'origine par les mormons, dont l'intérêt ancien pour la généalogie est connu, le format de fichier informatique Gedcom (Genealogical Data Communication) s'est imposé comme la norme de fait, autorisant le transfert des informations recueillies d'un logiciel vers un autre.
Internet a fait de la généalogie un phénomène de société. Lieu privilégié d'échange et de publication de l'information généalogique (données, méthodes de travail), Internet a généré de nouvelles méthodes de recherche dont l'effet a été de démultiplier le nombre de personnes en quête de leur lignée. En France, des bénévoles animent des sites d'entraide destinés à la commande d'actes d'état civil, du moins ceux qu'on ne trouve pas encore sur Internet. En effet, plusieurs départements et municipalités ont déjà mis en ligne leurs archives. Bientôt, le chercheur ne se déplacera plus, parfois loin de chez lui, à la recherche d'un hypothétique renseignement.
Internet permet également à la généalogie de tirer profit de l'évolution même du rôle du chercheur : celui-ci, en effet, tend à ne plus être simplement le scribe de sa recherche. Archivistes départementaux et municipaux l'incitent parfois à indexer les résultats de son travail au fonds d'archives consulté, qu'il contribue ainsi à enrichir, pour le plus grand bien de l'histoire collective.
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