Peintre écossais dont la carrière presque entière se déroula à Rome. Hamilton ne contribua guère aux destinées de la peinture britannique et fut d'ailleurs mal connu de son vivant en Grande-Bretagne. En revanche, il occupe une place importante dans le mouvement néo-classique international de Rome. Outre ses tableaux, les fouilles qu'il dirigea, son activité dans le commerce d'art — de nombreuses sculptures antiques et des tableaux comme La Vierge aux rochers de Vinci (National Gallery, Londres) passèrent entre ses mains, non sans quelque éclectisme —, ses relations avec des artistes tels qu'Antonio Canova et Robert Adam lui valurent une réputation d'arbitre du goût néo-classique.
Hamilton quitta Glasgow pour aller étudier la peinture à Rome à partir de 1748. En 1752, il se rend en Angleterre où il peint des portraits, mais pour retourner ensuite à Rome où il s'installe définitivement. Il poursuit sa carrière de portraitiste, sans grande originalité, s'appropriant les formules du portrait à motifs classiques mises au point par Pompeo Batoni et par Angelika Kauffmann (William Hamilton of Bangour, Scottish National Portrait Gallery, Édimbourg ; Le Huitiè […]
