Nom donné en iranien ancien à un groupe de poèmes, en forme d'hymnes liturgiques, attribués par la tradition mazdéenne à Zarathuštra (Zoroastre) lui-même. Ces textes ont été intégrés à date ancienne dans l'Avesta, qui constitue, de nos jours encore, le corps des Écritures sacrées du zoroastrisme (ou mazdéisme). À ce titre, les Gāthā sont récités chaque jour dans le rituel mazdéen tel que le célèbrent les Parsis et les Guèbres. La doctrine exprimée par Zoroastre dans les Gāthā est celle d'un monothéisme rigoureux qui, probablement, faisait contraste avec le polythéisme de la religion de son temps. Le Dieu unique y est appelé Ahura Mazdāh (« le Seigneur Sage ») et Zoroastre nous le montre assisté dans sa tâche d'organisateur du monde par un Esprit Saint (Spenta Mainyu) en lutte perpétuelle contre un Esprit Malin (Angra Mainyu). Une série d'« archanges » apparaît également aux côtés d'Ahura Mazdāh ; les Gāthā les nomment Amesa Spenta (les « Immortels Bénéfiques ») : la Bonne Pensée, la Meilleure Rectitude, l'Empire Désirable, la Perfection, l'Intégrité, la Non-Mort. Ces « vertus » ne sont pas pour Zoroastre de simples noms divins, mais des personnes dignes de culte (en iranien :
