Écrivain belge de langue française. Ce grand admirateur de Maurice Maeterlinck (auquel il consacre sa thèse) et de Jean-Sébastien Bach se fait connaître avec un recueil de poèmes, Géométrie de l'absence (1969), où l'inquiétude métaphysique donne lieu à des textes proches de l'épure. S'il aborde par la suite la plupart des genres littéraires : la nouvelle (Sept Machines à rêver, 1974), la poésie à nouveau (Écrits de la caverne, 1976) ou le théâtre (Le Dernier Duc d'Occident, 1977), sa prédilection va au roman. Un roman foisonnant et baroque, nourri de son expérience tant poétique que musicale et se plaisant à mêler le sublime et le grotesque. Le souci métaphysique qui présidait aux premières œuvres s'y confronte à l'Histoire, et singulièrement à ses moments les plus violents. Commencé avec Portrait d'un roi dépossédé (1978), ce travail d'exploration s'intéresse tour à tour au nazisme (La Constellation, 1982), à la Contre-Réforme au temps des procès en sorcellerie (Anne de Chantraine, 1988), à la mystique médiévale dans les anciens Pays-Bas (Bloemardinne, 1991) et trouve son acmé avec Je soussigné Charles le Téméraire, duc de Bourgogne (1985), fascinante évocation d'un temps où le duché de Bourgogne rivalisait avec le royaume de France et se rêvait en Lotharingie. Je soussigné Louis XI (2005) constitue en quelque sorte le revers de cette flamboyante médaille. Gaston Compère est également l'auteur d'une belle variation sur le mythe de Robinson Crusoe (Robinson 86, 1986).
Universalis
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