3. Évolution
La parenté entre les Gastéropodes primitifs et les Monoplacophores est flagrante, mais la métamérie de ceux-ci est presque disparue chez ceux-là : les muscles dorsi-ventraux attachant l'animal à sa coquille sont réduits et constituent le muscle « en fer à cheval » des patelles et le muscle columellaire des formes à coquille hélicoïdale.
Les plus anciens Gastéropodes sont de petits cônes à angle assez large et à peine enroulés, par exemple Oelandia et de petites coquilles hélicoïdales (Pelagiella du Cambrien inférieur). On peut penser que ces formes minuscules étaient encore très proches des larves des Gastéropodes actuels (au stade pourvu d'une coquille). Pendant tout le reste du Cambrien, la grande majorité des Gastéropodes furent des Bellérophontacés, à coquille symétrique, c'est-à-dire ayant subi la flexion et non la torsion.
La torsion apparaît au Trémadoc, époque où s'est produite une véritable explosion de formes. La plupart ont les caractéristiques de Prosobranches Diotocardes dibranchiés et monobranchiés, comparables aux Rhipidoglosses. Pourtant, on a trouvé dans des coquilles de l'Ordovicien des trous ronds semblables à ceux que percent aujourd'hui les Gastéropodes carnassiers. On les attribue à des formes élancées, les Subulitidés, qui auraient donc probablement été des tænioglosses. Il existe des Opisthobranches tectibranches depuis le Carbonifère, ainsi que des Pulmonés d'eau douce.
Alors que jusqu'à la fin de l'ère primaire et au Trias dominent les formes d'herbiers, plusieurs types s'adaptent aux faciès subrécifaux pendant le Jurassique et le Crétacé : les Nérinéidés, par exemple, qui jalonnent la Téthys, parfois associés aux Rudistes.
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