Au cours de l'année 2010, les médias demeurent la principale source de contestation face au pouvoir autocratique du président Yahya Jammeh ; ils tentent, avec le soutien du Syndicat national de la presse, de dénoncer les violations des droits de l'homme et les mesures de répression, notamment les arrestations et les incarcérations arbitraires de journalistes. Six responsables militaires et deux hommes d'affaires sont condamnés à mort en juillet pour avoir fomenté un coup d'État en 2009.
En dépit de la création d'un nouveau parti politique, le Congrès moral de Gambie, en 2009, l'opposition demeure fragmentée et faible. Des discussions sont lancées pour tenter de rassembler les partis sous une seule bannière avant l'élection présidentielle de 2011, mais sans grand succès. L'Alliance patriotique pour la réorientation et la construction, au pouvoir, devrait conserver sa position dominante avec l'appui d'une forte majorité. Le gouvernement revoit sa politique dans un document intitulé « Vision 2020 » qui programme la construction d'infrastructures et une augmentation de la production agricole. Un groupe d'investissement ukrainien finance partiellement la construction d'une usine de fabrication d'engrais, tandis que des Malaisiens envisagent de bâtir une nouvelle centrale électrique dans le pays.
Christopher SAUNDERS
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