Né à Leyde, Gabriel Metsu est le fils du peintre Jacques Metsu, né en Flandre. Rien ne permet d'affirmer qu'il ait fait son apprentissage chez Gérard Dou. Il fut l'un des membres fondateurs de la gilde des peintres de Leyde en 1648 et reste dans cette ville jusqu'en 1654, puis s'installe à Amsterdam en 1657. Avant 1655, Metsu exécute surtout des tableaux d'histoire, comme La Femme adultère (musée du Louvre), la Résurrection de Lazare(Strasbourg), où se retrouvent d'évidents emprunts à Knupfer : dans l'allure ironique et désinvolte jointe à un sens du théâtre, dans le choix des sujets religieux (ce qui restera une rareté chez Metsu), dans l'agitation presque maniérée des personnages, dans l'emploi d'un coloris libre et vif.
Après 1650, Metsu passe résolument à la peinture de genre, qui fera sa célébrité, tout en gardant la manière enjouée et richement colorée de Knupfer : il subit alors les influences antagonistes de Gérard Dou et de Ter Borch, se plaisant à représenter dans des scènes d'extérieur et des sujets populaires, dont le plus bel exemple reste le Marché aux herbes d'Amsterdam(musée du Louvre), les légumes et les objets peints au premie […]
