Le 17 août 2010, le Gabon fête le cinquantenaire de son indépendance en organisant notamment une parade militaire à Libreville. Sur la scène politique, quatre députés sont exclus de l'Assemblée nationale après avoir enfreint la loi électorale en quittant le Parti démocratique gabonais (P.D.G.) au pouvoir pour rejoindre les rangs de l'opposition au sein de l'Union nationale (U.N.). À l'issue du scrutin extraordinaire, tenu le 6 juin, afin de pourvoir ces quatre sièges vacants ainsi qu'un autre, le P.D.G. en remporte trois, et les deux autres reviennent à d'anciens ministres membres de l'U.N.
Alors que les représentants de l'industrie du bois réclament l'entrée en vigueur progressive d'une mesure qui interdit les exportations de grumes, afin qu'ils puissent créer les usines et les infrastructures nécessaires pour fabriquer davantage de produits finis, l'interdiction totale prend effet le 15 mai.
Plusieurs mesures destinées à diversifier l'économie sont prises en prévision de la diminution future des réserves pétrolières. Le gouvernement signe ainsi, le 14 mai, un accord avec une société marocaine afin de démarrer l'exploitation d'une mine d'or dans la région de Bakoudou. Un contrat de 4,5 milliards de dollars est par ailleurs conclu le 14 août avec plusieurs multinationales installées en Inde et à Singapour en vue d'améliorer notamment le réseau routier national. Enfin, le gouvernement s'engage, le 18 août, à accroître la production des cultures de rente, en particulier le café et le cacao. Le Gabon devant accueillir une partie des matchs de la Coupe d'Afrique des nations de football en 2012, il budgétise 240 millions de dollars pour améliorer les infrastructures nécessaires.
Nancy Ellen LAWLER
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