L'année 2009 est dominée par la mort du président Omar Bongo, le doyen des chefs d'État africains, qui était à la tête du pays depuis 1967. Il meurt d'une crise cardiaque le 8 juin, alors qu'il était hospitalisé à Barcelone pour un traitement anticancéreux. Son corps est rapatrié au Gabon par avion le 11 juin, et les obsèques nationales ont lieu à Libreville cinq jours plus tard
. Le président Nicolas Sarkozy, présent aux funérailles, est hué par la foule qui proteste contre l'enquête que la justice française a lancée en mai concernant la fortune du président Bongo.
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Décès d'Omar Bongo, 2009 Le Gabon organise, du 8 au 16 juin 2009, les obsèques nationales pour le président Omar Bongo, alternant hommage populaire et cérémonies officielles (ici sur la place de l'indépendance à Libreville).
Crédits: I. Sanogo/ AFP/ Getty Consulter
Le 10 juin, la présidente du Sénat Rose Francine Rogombé prête serment en tant que présidente par intérim. L'élection présidentielle est programmée pour le 30 août, et le Parti démocratique gabonais au pouvoir choisit comme candidat le ministre de la Défense Ali ben Bongo, le fils de l'ancien président. Les résultats officiels annoncés le 3 septembre donnent la victoire à Ali Bongo, qui aurait recueilli 41,7 p. 100 des suffrages. Ses concurrents les plus sérieux, l'ancien ministre de l'Intérieur André Mba Obame et le leader historique de l'opposition Pierre Mamboundou, obtiennent chacun environ 25 p. 100 des voix. Convaincus du caractère frauduleux du scrutin, des manifestants descendent dans les rues de Libreville, de Port-Gentil et d'autres villes, déclenchant de violents affrontements. En octobre, l'annonce des résultats du second décompte des voix demandé par l'opposition confirme la victoire d'Ali Bongo. Ce dernier prête serment le 16 octobre.
Nancy Ellen LAWLER
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