3. Les conséquences des fusions-acquisitions
Les conséquences des opérations de fusion-acquisition touchent tant les actionnaires que les consommateurs et les entreprises concurrentes. Elles dépendent généralement du motif de l'opération et du mode d'acquisition.
• Les conséquences patrimoniales pour les actionnaires
Dans le cas d'investissements classiques ou de croissance interne, tout projet rentable accroît normalement la richesse des actionnaires de l'entreprise. Pour les opérations de croissance externe, deux entreprises – et donc deux groupes d'actionnaires, ceux de la cible et ceux de l'acquéreur – sont concernées. La rentabilité des opérations pour chaque groupe dépend de deux éléments : la rentabilité intrinsèque du projet (synergies) ; la répartition du gain éventuel entre les groupes d'actionnaires.
La présence de synergies est une condition nécessaire de la profitabilité de l'opération pour l'ensemble des actionnaires. Elle ne garantit pas sa rentabilité du point de vue des deux groupes concernés. Le bénéfice de l'opération pour les actionnaires de chacune des deux entreprises est lié à des conditions portant sur le prix d'acquisition en cas de paiement en numéraire, et sur le taux d'échange de titres appelé « parité » en cas de paiement en titres. En ce qui concerne la répartition probable des gains, elle va dépendre de l'objectif poursuivi, du mode d'acquisition et de la structure de l'actionnariat.
Les conditions de prix ou de parité
En pratique, l'établissement d'un prix ou d'une parité nécessite l'évaluation des deux sociétés et des synergies générées par l'opération. Les conditions de rentabilité pour les actionnaires de l'entreprise acquéreuse comme pour ceux de l'entreprise visée sont simples en cas de financement en numéraire. Elles le sont moins en cas de paiement en titres (fusion […]
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